Le Hezbollah utilise désormais des drones à fibre optique

Malgré l’entrée en vigueur du cessez-le-feu au Liban le 17 avril, l’armée israélienne a évacué 15 villages dans le sud le jeudi 30 avril, suite au décès d’un soldat causé par une attaque de drone. Un sous-traitant est également décédé deux jours auparavant alors qu’il était au volant d’un engin de chantier. Finalement, un autre militaire a perdu la vie la semaine dernière. En effet, le Hezbollah recourt actuellement de manière régulière à des drones équipés de systèmes de guidage par fibre optique.
Les drones conventionnels représentaient déjà un défi majeur pour les forces armées israéliennes. Selon Yehoshua Kalisky, chercheur à l’Institut israélien de la sécurité, intercepter ces drones s’avère être une tâche très complexe. Ils se déplacent à une vitesse variant de 150 à 200 km/h. Tout aéronef, qu’il s’agisse d’un avion ou d’un hélicoptère, présente une vitesse nettement supérieure, ce qui rend leur interception particulièrement complexe.
A consulter >> Liban : Encore une journaliste tuée par une frappe israélienne
Ces drones miniatures transportent une charge explosive pesant quelques kilogrammes. Ils sont actuellement guidés par une connexion en fibre optique, à travers un câble très mince de plusieurs kilomètres les reliant à l’opérateur.
En plus de leur difficulté d’interception, ces systèmes sont désormais pratiquement indétectables. En effet, le système de communication par fibre optique ne recourt pas aux ondes aériennes. Il est impossible de sectionner cette connexion sans endommager le câble. Cependant, vous ne disposez pas de ciseaux. Ce câble a une épaisseur semblable à celle de vos cheveux.
Yehoshua Kalisky reconnaît ainsi que l’armée est confrontée à un nouveau défi, tout en soulignant que « la victoire dans un conflit ne dépend pas de l’utilisation d’explosifs de cinq kilos ».
