Les expulsions de la France vers l’Algérie ont repris

Une reprise subtile mais importante. Selon des sources concordantes, les expulsions de la France vers l’Algérie ont repris ces dernières semaines en raison de la délivrance de laissez-passer consulaires par les autorités algériennes. Ces documents, essentiels pour mettre en œuvre une obligation de quitter le territoire français (OQTF), servent à identifier les ressortissants et à planifier leur rapatriement.
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Cette évolution survient à la suite de plusieurs mois de tensions diplomatiques intenses entre Paris et Alger, caractérisés notamment par des divergences politiques et des impasses sur certains sujets. La venue en février du préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, a favorisé la reprise du dialogue opérationnel. Au cours des jours suivants, les expulsions ont repris progressivement, comme en témoignent par exemple sept rapatriements vers l’Algérie enregistrés lors d’une seule journée récente.
Pour les autorités françaises, le défi consiste à mettre en œuvre les décisions d’éloignement qui se trouvent fréquemment bloquées en raison d’un manque de coopération consulaire. Du côté de l’Algérie, cette reprise s’inscrit dans une démarche prudente visant à normaliser les relations. Elle pourrait entraîner un réchauffement plus global des relations, malgré la persistance de plusieurs points de friction entre les deux pays.
