La Norvège veut se lancer dans l’exploitation du plus grand gisement européen de terres rares

Au sud de la Norvège, Tor Espen Simonsen, le représentant local de Rare Earths Norway, franchit le panneau signalant Fensfeltet pour pénétrer à l’intérieur d’un volcan. Selon le responsable, le plus vaste gisement de terres rares en Europe se trouve littéralement sous nos pieds. L’activité volcanique a débuté dans cette région il y a 580 millions d’années environ.
Le gisement de Fensfeltet est actuellement estimé à approximativement 16 millions de tonnes de terres rares, le classant parmi les plus importants à l’échelle mondiale. Tor Espen Simonsen défend l’idée que le continent européen représente un espoir majeur en matière de transition écologique et de sécurité énergétique, en soulignant la nécessité de ne pas être tributaire d’un seul pays.
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Les métaux rares jouent un rôle essentiel dans divers secteurs tels que l’industrie des voitures électriques, des éoliennes, des smartphones et des équipements militaires, cependant, la Chine occupe présentement une position prédominante sur le marché. Néanmoins, la société minière norvégienne Rare Earths Norway a l’intention de prendre sa part du marché. Elle possède des droits d’exploitation pour une section du gisement de Fensfeltet et a l’intention de lancer la production dès l’obtention des autorisations d’exploitation requises.
Sur le terrain, les opérations de carottage se succèdent. Selon le géologue Eirik Bache Stokmo, cinquante mètres sont perforés quotidiennement. Il illustre en montrant des échantillons de carottes fraîchement extraites du sol il y a seulement cinq minutes. Toutes les taches brunes correspondent à des minéralisations de terres rares. Cela semble prometteur.
Alf Reistad, le directeur général de Rare Earths Norway, est sous pression car les restrictions chinoises prévues pour 2025 ont mis en lumière la vulnérabilité de l’Europe en matière de dépendance. En particulier, il convient de noter que la Chine occupe actuellement une position quasi monopolistique dans l’approvisionnement de l’industrie européenne en ces produits.
Le but est de créer une mine souterraine entièrement invisible, où une grande quantité des déchets est réinjectée pour réduire l’empreinte environnementale et maintenir la résidence des 600 habitants situés au-dessus du site minier. Afin de rester compétitif par rapport à la concurrence chinoise et américaine, le PDG compte sur le soutien financier de l’Union européenne. Selon Alf Reistad, l’investissement important requis pour la mise en service d’une telle installation est estimé entre 15 et 20 milliards de couronnes norvégiennes, soit de 1,3 à 1,7 milliard d’euros.
L’État a pris en charge à nouveau le projet. À Oslo, Vegard Grøslie Wennesland, le secrétaire d’État au ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Pêche, affiche un enthousiasme palpable en déclarant : « Dorénavant, nous nous engageons à travailler avec célérité. » Il est impératif que ce dossier devienne désormais une priorité absolue pour le gouvernement.
L’Union européenne, dans le but d’atteindre une couverture de 10 % de ses besoins en terres rares d’ici 2030, risque de devoir attendre davantage, car la mise en production de ce gisement n’est pas prévue avant 2035.
Grâce à notre projet, il serait possible de satisfaire de 30 à 40 % de la demande sur le marché européen. Alf Reistad est le directeur général de Rare Earths Norway.
(Article reformulé à l’aide d’IA)
