Un nouveau quartier de haute sécurité en Seine-et-Marne

Une nouveau quartier de haute sécurité en Seine-et-Marne
Prison de Réau en Seine et Marne Photo CGLPL

Cela fait maintenant un an que les premiers établissements pénitentiaires de haute sécurité ont été inaugurés à Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, et à Condé-sur-Sarthe, dans l’Orne. Ce mécanisme a été initié par Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, à la suite de l’évasion de Mohamed Amra en 2024, événement ayant entraîné la mort de deux agents pénitentiaires. Quel est son but ? La mise en place de quartiers de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) au sein des établissements pénitentiaires vise à isoler les 200 détenus les plus dangereux de France. Une nouvelle unité de détention, souvent appelée « prison dans la prison », est sur le point d’être inaugurée à Réau, en Seine-et-Marne, comme l’a déclaré l’administration à la fin du mois de juillet. Elle est tenue d’accueillir vingt détenus. Le coût total du chantier s’est élevé à environ 4,5 millions d’euros.

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Pour accéder au nouveau quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de Réau, il est nécessaire de contourner l’établissement pénitentiaire et de maintenir une distance des autres détenus. C’est Olivier Pipino, le directeur de l’établissement, qui accueille. À l’entrée, la fouille est requise pour l’ensemble des individus, incluant les professionnels de santé, les intervenants et les enseignants. De même, les détenus qui quittent les parloirs sont soumis à une inspection rigoureuse, comme l’a souligné le directeur de l’établissement. Un contrôle a été effectué à l’aide de deux portiques, dont l’un était équipé d’un scanner à ondes millimétriques.

Selon Olivier Pipino, la présence de stupéfiants, d’alcool, etc., ne sera pas détectée par un portique de détection de masse métallique. Pendant l’observation sur le portique millimétrique, les objets commenceront d’apparaître. Il est possible de trouver davantage d’informations sur le portique à ondes millimétriques que sur le portique de détection de masse métallique, ce dernier étant spécifiquement conçu pour détecter des objets métalliques.

Après avoir terminé la fouille, nous nous rendons vers l’extrémité du bâtiment, où les 20 cellules sont localisées, réparties sur trois niveaux. Olivier Pipino explique que « Chaque niveau est composé de sept cellules et sera assigné à un groupe de cinq détenus ». Un surveillant explique qu’une trappe appelée « le passe-menotte » est visible sur les portes. « Par conséquent, il n’est pas nécessaire d’ouvrir la cellule pour atteindre les mains du détenu une fois qu’il est menotté, assurant ainsi un contrôle continu de l’individu. La cellule est définie par son environnement. Ainsi, cela permet de le faire sortir en toute sécurité », ajoute-t-il.

Chaque cellule est équipée d’une salle de bain. Olivier Pipino affirme que les allers-retours sont désormais terminés. De même pour le téléphone fixe, installé au mur. Il explique que le temps de communication téléphonique est restreint à quatre heures pour les familles. Il s’agit de moments où il y a une audience suffisante pour assister en direct aux discussions et pour interrompre la communication si nécessaire, en cas de détection d’une utilisation détournée du dispositif. Cela s’est déjà produit à Vendin-le-Vieil, où l’un des principaux suspects de la DZ Mafia est soupçonné d’avoir planifié sa fuite grâce au numéro de téléphone de son avocat.

Afin de prévenir de nouvelles tentatives, les détenus à Réau bénéficient également de salles de visioconférence, comme l’explique Sacha Straub-Kahn, le porte-parole du ministère de la Justice. Un mécanisme permettant d’éviter d’avoir à déplacer les détenus de leur lieu de détention afin de les autoriser, le cas échéant, à assister à une audience. Selon le porte-parole du ministère de la Justice, une décision a été prise suite à l’évasion de Mohamed Amra, concernant la vulnérabilité des extractions judiciaires. L’objectif est de minimiser ces profils afin de prévenir les points de vulnérabilité et les risques d’évasion. De nouvelles évasions meurtrières se sont produites, telles que celle impliquant Mohamed Amra. Parmi ces profils figurent des individus impliqués dans le trafic de stupéfiants, le proxénétisme ou la traite des êtres humains. La confidentialité de la liste des détenus est maintenue pour des raisons de sécurité.

La mise en œuvre de ce dispositif il y a un an procure l’opportunité d’en tirer des premières conclusions et de constater la persistance de certains points délicats. La promenade est redoutée par le chef d’établissement car c’est le seul moment où les détenus se croisent sous la surveillance des gardiens. Olivier Pipino précise qu’ils ont accès à la promenade pendant deux heures par jour, en groupes de cinq. Le chef d’établissement exprime que pour l’instant, ce n’est pas tant la promenade qui pose problème, mais plutôt les stratégies qu’ils pourraient mettre en place pour poursuivre leurs activités. Il est établi qu’ils ont élaboré des stratégies. Nous avons reçu plusieurs informations provenant des établissements qui avaient déjà traité ces sujets. Par conséquent, puisqu’il y a de l’appréhension, il est impératif que nous soyons vigilants. Il sera nécessaire de nous ajuster à ce public qui, pour sa part, a su jusqu’à présent s’adapter à nos méthodes.

Cependant, d’après Sacha Straub-Kahn, il n’est pas envisagé de modifier les groupes de promenade. Il explique que ces groupes sont formés en se basant sur des informations judiciaires et pénitentiaires, de manière à éviter la cohabitation ou les relations entre profils incompatibles. Pour être explicite, il n’est pas approprié d’inclure deux profils DZ Mafia dans un même groupe de cinq, par exemple.

Concernant le reste, le ministère de la Justice et son porte-parole se montrent généralement satisfaits de ces quartiers de haute sécurité. Sacha Straub-Kahn affirme qu’aucun objet n’a été introduit en détention, que ce soit à Condé ou à Vendin. Aucun incident majeur n’a été signalé non plus. Le système en question est hautement structuré et reproduit de manière identique dans chaque établissement, avec des adaptations spécifiques en fonction des besoins locaux, comme souligné par le directeur. À Réau, il s’agit des deux câbles anti-projection munis d’un dispositif de brouillage. Ils dominent la cour de récréation. La sécurité a été renforcée suite à l’évasion spectaculaire de Redoine Faïd il y a huit ans, lors de laquelle le braqueur s’est évadé à bord d’un hélicoptère.

Deux nouveaux quartiers de haute sécurité devraient être inaugurés au début de l’année 2027, l’un à Aix-en-Provence dans les Bouches-du-Rhône et l’autre à Valence, dans la Drôme. Un autre lancement est prévu en Guyane d’ici 2028.


(Article reformulé à l’aide d’IA)

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