Justice

Affaire Renault : Rachida Dati encoure quatre ans de prison dont deux ans ferme aménageables

Affaire Renault : Rachida Dati encoure quatre ans de prison dont deux ans ferme aménageables
Rachida Dati Image dillustration

Au moment où Rachida Dati est invitée à s’exprimer en conclusion de son procès pour corruption, le lundi 28 septembre, plus de douze heures se sont écoulées depuis le début de l’audience. La prévenue a attendu sur un strapontin, presque repliée sur elle-même, tournée dos au public, fixant son avocat. Lorsqu’elle se présente devant le pupitre, en face du tribunal correctionnel de Paris, la maire du 7ᵉ arrondissement, qui sollicite sa réintégration dans la magistrature, se tourne pour la première fois en six jours d’audience vers les deux procureurs du Parquet national financier (PNF).

Durant la matinée, les représentants du Parquet national financier ont demandé sa condamnation pour les accusations portées à son encontre, ainsi que des peines sévères : une peine de quatre ans de prison, dont deux ans fermes pouvant être aménagés, accompagnée d’une peine complémentaire de cinq ans d’inéligibilité, d’interdiction d’exercer des fonctions publiques et d’avocat, avec une exécution immédiate. Jeudi après-midi, la défense a qualifié les réquisitions de « mort civile ».

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Ainsi, lorsque Rachida Dati prend la parole à son tour, elle décide également de répliquer aux magistrats du Parquet national financier. « Ayant occupé votre fonction par le passé », débute-elle. Je n’ai jamais fait preuve de mépris, d’arrogance ou d’empathie. Je tentais simplement de comprendre et de prendre en considération certaines situations. Son timbre de voix tremble et se brise, révélant l’intensité de l’émotion qui la submerge. Elle déclare : « La véritable puissance de la magistrature réside non pas dans l’application du droit, mais dans sa progression, et dans sa progression vers la bonne direction. »

Ensuite, Rachida Dati aborde des aspects plus personnels. Jusqu’à présent, elle avait évité de prendre du recul : « Chaque fois que j’aborde le sujet de ma fille, on me reproche de jouer les victimes. » La prévenue affirme : « Ces demandes ne relèvent pas du domaine juridique. » Une phrase qu’elle répète à plusieurs reprises tout au long de cette allocution détaillée, malgré l’heure tardive de la soirée. Cependant, elle a de nombreuses remarques à formuler au Parquet national financier : « Vous avez affirmé ce matin que j’étais motivé par l’appât du gain : quelle attitude condescendante, quel discrédit ! » En effet, je m’efforce d’œuvrer pour la liberté de mes huit sœurs.

Je suis caricaturé. Rachida Dati adopte une attitude ironique en se référant à elle à la troisième personne, soulignant ainsi que tout ce qui la concerne est perçu avec suspicion et jamais considéré comme vertueux. Elle souligne également que certaines questions qui lui sont posées ne le seront jamais à d’autres personnes. N’est-elle pas une personne qui ment ? Possède-t-elle des diplômes authentiques ? Quelle est sa relation avec l’argent ? Elle exprime son indignation en déclarant : « On m’a accusée de mensonge, de manipulation, d’avidité. » Elle questionne : « Quand a-t-on reconnu mes compétences ? » Avec ironie, elle se moque en mentionnant : « Argent, avidité, manipulation. »

Rachida Dati réplique en ces termes : « Je rejette fermement l’accusation d’avidité, Monsieur le procureur. De plus, vous affirmez que j’ai terni l’image de la profession d’avocat et de magistrat. Le vêtement que j’ai revêtu était celui appartenant à Simone Veil. « Lorsque j’ai prêté serment, ma mère suivait des séances de chimiothérapie et était analphabète », confie-t-elle d’une voix empreinte d’émotion.
Les réquisitions ne suscitent aucune crainte de ma part.

Selon Rachida Dati, ces demandes sont perçues comme une forme sévère d’humiliation. Elle a souligné sa compréhension du fait que sa réintégration parmi les membres du tribunal posait problème, en s’adressant au procureur. Le profit, la cupidité ? Vous vous trouvez à proximité. Nous ne sommes pas en train de débattre, mais plutôt de dénigrer et de manifester de l’ignorance.

La prévenue affirme ne pas être effrayée par les réquisitions, car elle a foi en la vie, en la justice, en l’État de droit, et demande simplement au tribunal de rendre une décision conforme au droit. Elle implore ses frères et sœurs de ne pas juger sa vie, soulignant qu’il existe plus de 100 livres qui ont été écrits à son sujet. Avant de tirer une conclusion, il est à noter : « Ma seule source de réconfort réside dans le fait que mes parents ne sont pas présents pour constater ma situation actuelle. » La décision concernant le sort et l’avenir de l’ancienne garde des Sceaux sera rendue le 21 janvier 2027 à 10 heures par le tribunal.


(Article reformulé à l’aide de l’IA)

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