Environnement : réforme du permis de chasse, quelles conséquences ?

Environnement : réforme du permis de chasse, quelles conséquences ?La réunion lundi entre Emmanuel Macron et les chasseurs a “achevé de convaincre” Nicolas Hulot de démissionner. “Anecdotique mais symptomatique” : voilà comment Nicolas Hulot a lui-même décrit, au micro de France Inter, cette réunion avec les chasseurs. Nicolas Hulot fait ici référence à Thierry Coste, représentant de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), puissant lobby qui a obtenu lundi de nouveaux avantages pour les 1,1 million de détenteurs du permis de chasse.

Emmanuel Macron, qui a plusieurs fois exprimé son soutien à la pratique de la chasse, a donné lundi son accord à la baisse du permis national de 400 à 200 euros.

Lors de la réunion de lundi, la liste des six premières espèces qui seront concernées d’ici la fin de l’année par cette “gestion adaptative” a été annoncée, notamment les oies cendrées, les courlis cendrés et les grands tétras.

Concrètement, en fonction de l’évolution de la population et de l’habitat de ces espèces, il pourra être possible d’abattre chaque année un certain nombre d’animaux chassables, au-delà des quotas aujourd’hui autorisés (et inversement, de réduire le quota).

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Les chasseurs espèrent ainsi que certaines espèces aujourd’hui protégées, comme les cormorans qui selon eux ont proliféré ces dernières années, pourront être ajoutées à la liste.

Une perspective dénoncée par les défenseurs de l’environnement qui voudraient que la nouvelle formule ne concerne que les espèces aujourd’hui chassables mais qu’ils considèrent comme en danger et dont ils voudraient réduire les quotas autorisés.

“C’est une faute politique grave. En France, on chasse 64 espèces d’oiseaux différentes. La moyenne européenne, c’est 14 espèces seulement. Est-ce qu’on va continuer à dézinguer des animaux qui agonisent ?”, réagit le président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Allain Bougrain-Dubourg, au micro d’Europe 1.

Allain Bougrain-Dubourg réclame notamment que parmi les 64 espèces d’oiseaux chassables, les 20 qui font partie de la liste rouge de l’Union internationale de conservation de la nature soient immédiatement protégées. De son côté, Brigitte Bardot a dénoncé, par le biais de sa fondation, “la soumission aux chasseurs” d’Emmanuel Macron et la “politique suicidaire, inadmissible, du gouvernement qui condamne la biodiversité”.

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