Le déficit de l’État français a presque doublé en 2020

Pour faire face à l’épidémie, l’État a engagé 44,1 milliards de dépenses supplémentaires, dont 41,8 milliards de dépenses d’urgence, selon des chiffres de Bercy.
Elles incluent 17,8 milliards pour le chômage partiel (le reste étant financé par l’Unedic), 12 milliards pour le fonds de solidarité, 4 milliards pour financer les exonérations de cotisations sociales, ou encore 8 milliards de soutien aux entreprises publiques (SNCF et Air France essentiellement).
Le manque à gagner est de 12,2 milliards d’euros pour la TVA, 11,9 milliards pour l’impôt sur les sociétés, 5,7 milliards pour la taxe sur les carburants (TICPE) et environ 1,5 milliard pour l’impôt sur le revenu, selon Bercy, où on fait remarquer que le relatif maintien des recettes d’impôt sur le revenu (-2%) illustre l’effort fait par l’État pour “protéger” le pouvoir d’achat des Français.
Le déficit est de 30 milliards d’euros de plus que le déficit enregistré en 2009 lors de la crise financière, a précisé Bruno Le Maire.
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