Ventes des autoroutes : un rapport du Sénat pointe le manque à gagner pour l’État

Ventes des autoroutes : un rapport du Sénat pointe le manque à gagner pour l’État

Selon un rapport sénatorial, les autoroutes privatisées en 2006 vont générer de confortables bénéfices pour les actionnaires tout en supposant un sérieux manque à gagner pour l’État.

«C’est le prix auquel on vend qui est important […] Là on pense qu’on n’a pas vendu assez cher [à hauteur] de 6,5 milliards d’euros à l’époque, ce qui fait à peu près 7,8 milliards aujourd’hui», a-t-il en effet, déclaré lors d’une interview accordée à La Chaîne parlementaire, en référence à une privatisation ayant rapporté à l’État 14,8 milliards d’euros.

«D’ici à 2036, la rentabilité [des concessions autoroutières] va augmenter, avec 32 milliards d’euros rien que pour Vinci et Eiffage […] Au terme des concessions, l’affaire, source de superprofits, devrait donc être ultra rentable», explique Public Sénat.

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Toujours en ce qui concerne Vinci autoroutes et Eiffage, la rentabilité attendue serait ainsi «atteinte autour de 2022 [soit 16 ans après la privatisation], autrement dit, la durée de ces concessions serait trop longue d’environ 10 ans», peut-on lire dans le rapport cité par la chaîne parlementaire.

Il préconise en outre des concessions limitées à 15 ans, avec «des clauses de revoyure tous les 5 ans, permettant de réviser les tarifs ou la durée de la concession en cas de sur-rentabilité, ainsi que des clauses de partage des gains d’exploitation et de refinancement».

Ironie du sort, simultanément à la publication des conclusions de ce rapport dédié aux concessions autoroutières, le journal Le Monde rapportait qu’un décret paru au Journal officiel le 15 août, établit les conditions auxquelles des sections de routes nationales pourront, à leur tour, être cédées au privé.

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