EDF : Emmanuel Macron renonce au projet Hercule

Bloqué par l’intransigeance de la Commission européenne, le chef de l’Etat ne pourra pas pousser son projet de scission d’EDF : le projet de loi ne sera pas présenté avant les élections.

À savoir le projet de refonte et de découpe d’EDF connu sous le nom d’«Hercule», qu’il s’était promis de mettre en œuvre peu après son arrivée à l’Élysée pour refinancer le géant français de l’électricité, en grandes difficultés.

L’autre objectif était d’obtenir au passage de la Commission européenne le droit de relever de 42 euros à 48 euros le mégawattheure (MWh) les tarifs de l’Arenh (l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique), le mécanisme de prix auquel EDF est contraint de revendre son électricité nucléaire à ses concurrents comme Total et Engie.

Beaucoup trop de désaccords entre Paris et Bruxelles, donc, pour que le projet de loi réformant EDF ait eu une chance d’atterrir au Parlement à la rentrée, avant le lancement des hostilités électorales.

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En clair : si Emmanuel Macron est réélu en 2022, il ressortira immédiatement ses douze travaux d’Hercule – la «légitimité des urnes» en plus – pour mener à bien cette réforme aujourd’hui très contestée, mais qu’il considère comme indispensable pour sauver le soldat EDF de la banqueroute.

L’énergie et plus particulièrement le nucléaire de la France ne devraient pas être entre les mains de l’Union européenne.

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