Revoilà le cumul des mandats ! Chassé par la porte en 2014, il revient par la fenêtre

Revoilà le cumul des mandats ! Chassé par la porte en 2014, il revient par la fenêtreRevoilà le cumul des mandats ! Chassé par la porte en 2014, il revient par la fenêtre sept ans plus tard. Le président du groupe Union centriste au Sénat, Hervé Marseille, a déposé mardi une proposition de loi organique « favorisant l’implantation locale des parlementaires ».

Pour l’élu centriste, l’interdiction du cumul contribue par ailleurs à affaiblir le parlement par rapport à l’exécutif : « Quand vous aviez un sénateur-maire de Lyon ou de Marseille, il faisait contrepoids au gouvernement », argue-t-il.

En janvier 2019, lors de son premier « grand débat » consécutif aux Gilets jaunes, Emmanuel Macron, dont la majorité « hors sol » n’avait rien vu venir de ce mouvement social, s’interrogeait sur la pertinence du non-cumul.

Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, jugeait à ce moment, que la loi votée le 14 février 2014 était un « bon équilibre » et qu’il n’y avait pas lieu d’y revenir.

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Hervé Marseille : « Les gens désapprouvent le cumul des indemnités, mais ils étaient ravis que leur maire soit député », estime-t-il. Les Français ne comprendraient pas », gronda le Premier ministre Édouard Philippe quelques jours plus tard, lors d’un petit-déjeuner de la majorité.

« Quand on est parlementaire, on s’imprègne de toutes les expériences de nos élus locaux, et on a une vision plus large et adaptée qu’en étant sûr une seule commune », abonde le jeune sénateur PS de la Somme Rémi Cardon. « Mon mandat de conseiller municipal m’apporte énormément, mais je ne vois pas en quoi je serais plus connecté si j’étais maire », assure-t-il.

« Si on revient en arrière, on retombera sur le problème de l’absentéisme », prévient de son côté le sénateur PS Jean-Pierre Sueur.

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