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La facture de gaz s’alourdit encore pour six millions de foyers français

La facture de gaz s'alourdit encore pour six millions de foyers français
L’activation du radiateur ou de la gazinière entraînera des coûts plus élevés pour six millions de foyers. En septembre, le tarif de base du gaz avait déjà enregistré une augmentation de 5,6 %. Il a enregistré une nouvelle augmentation de 6,3 % le jeudi 1ᵉʳ octobre. Les ménages utilisant le gaz comme source de chauffage et bénéficiant de contrats indexés sur le prix de vente du gaz verront une hausse moyenne de 5,28 euros appliquée à leurs factures du mois d’octobre, selon les informations communiquées par les autorités du Premier ministre. En revanche, les ménages ayant souscrit à des contrats à tarif fixe ne seront pas affectés par cette augmentation.

D’après les données mensuelles de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), qui a commencé à publier cette valeur après la suppression des tarifs réglementés de vente du gaz naturel en 2023, le prix moyen de référence atteindra 182,88 euros par mégawattheure (MWh). Le montant s’élevait à 172,05 euros en septembre.

Selon l’analyse de Thierry Bros, spécialiste en énergie et enseignant à Sciences Po, le prix de référence en question équivaut à environ 30% du montant total de la facture du consommateur, tandis que le reste est attribué aux frais de transport et aux taxes. Selon les prévisions de la Commission de régulation de l’énergie, si les prix restent stables jusqu’en décembre, la facture annuelle de 2026 devrait augmenter en moyenne de 10 % par rapport à l’année précédente, soit une hausse d’environ 120 euros.

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Selon l’expert, cette situation d’inflation est principalement due au « prix record des marchés de gros ». En effet, les opérateurs acquièrent du gaz sur ces marchés, dont les prix sont fortement influencés par les événements géopolitiques, pour ensuite le commercialiser aux consommateurs individuels. Cependant, le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février a entraîné une augmentation du marché international. La fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite vingt pour cent de la production mondiale de gaz naturel liquéfié (GNL), a obligé les nations à chercher des alternatives d’approvisionnement, engendrant ainsi une intense concurrence pour l’acquisition de gaz. Le prix du contrat à terme du TTF néerlandais, qui est largement reconnu comme l’indicateur principal du prix du gaz en Europe, a dépassé les 75 euros par mégawattheure au début du mois de septembre, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis janvier 2023. Peu de temps avant le déclenchement du conflit, le prix s’élevait à environ 32 euros.

Thierry Bros estime que la tendance à la hausse pourrait se maintenir dans les mois à venir, en se basant sur la valeur actuelle du prix spot du gaz, qui correspond au tarif immédiat appliqué pour une quantité de gaz achetée et livrée à très court terme. De plus, avec l’approche de la saison froide, la demande augmente et la concurrence pour l’approvisionnement en provenance d’Asie s’intensifie. Des analystes de la société Goldman Sachs ont anticipé que le coût du mégawattheure pourrait dépasser la barre des 100 euros en décembre. Cependant, il convient de noter que la conjoncture actuelle ne dépasse pas les niveaux observés pendant la crise de 2022, caractérisée par la suspension des importations de gaz russe suite au déclenchement du conflit en Ukraine, ainsi que par une augmentation significative des prix sur les marchés internationaux.

Le niveau de stockage de gaz sur le continent est jugé insuffisant. Traditionnellement, l’Union européenne exige que les pays membres maintiennent un niveau de remplissage des stocks de 90 % au 1ᵉʳ novembre afin de se préparer à l’hiver. D’après les données les plus récentes disponibles à la fin du mois de septembre, il apparaît que ces réserves sont en moyenne remplies à hauteur de 70 % au sein de l’Union européenne. Pour prévenir des achats de gaz hâtifs susceptibles d’exacerber les prix, la Commission européenne a assoupli cette exigence en conseillant aux États membres un taux de remplissage de 80 %.

Du côté de l’Europe, les chiffres indiquent des niveaux légèrement inférieurs, ce qui signifie que la nécessité d’importer du gaz va perdurer. Cependant, la présidente de la Commission de régulation de l’énergie, Emmanuelle Wargon, a souligné en toute confiance mi-septembre qu’il n’y a aucune inquiétude quant à notre capacité à nous approvisionner.

En détaillant la situation, il est observé que la France se distingue en tant qu’exemple à suivre, avec des réserves atteignant 82 % à la fin du mois de septembre, tandis que l’Allemagne, premier consommateur de gaz de l’Union européenne, rencontre des difficultés à atteindre les 57 %. Selon Thierry Bros, les réserves de gaz en Europe sont gérées à travers un système collectif. En situation de rareté extrême, l’Union européenne met en œuvre un mécanisme contraignant de solidarité gazière entre les pays voisins. Devant cette situation complexe en Allemagne, le ministère de l’Économie a déclaré mercredi avoir mandaté l’entreprise publique SEFE pour accroître les capacités de stockage de gaz naturel dans le pays, en raison de « risques géopolitiques persistants ».

Il n’y a pas de préoccupations à noter du côté de l’Union européenne. Selon le commissaire européen Dan Jorgensen, il n’y a actuellement aucun danger imminent pour la sécurité de l’approvisionnement en Europe. Dans le but de stabiliser le marché des énergies, il a exprimé son intention de retarder d’une année la mise en œuvre de la loi européenne très attendue visant à réguler les émissions de méthane provenant des importations d’hydrocarbures, prévue initialement pour le 1ᵉʳ janvier 2027. Ce report avait été soutenu par Emmanuel Macron à la mi-septembre.

En France, le pouvoir exécutif s’efforce également de minimiser les impacts de l’augmentation des tarifs du gaz sur les consommateurs. La ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, a déclaré sur LCI le 21 septembre qu’elle travaillait à une approche globale pour l’ensemble de la saison hivernale. Le gouvernement envisage la possibilité de prolonger le chèque énergie jusqu’en 2027, destiné aux 4,2 millions de ménages à faible revenu et dont la valeur varie de 150 à 270 euros. Le 25 septembre, Engie a également communiqué sur son intention de verser une subvention de 75 euros à ses 720 000 clients éligibles au chèque énergie en 2026, pour un montant global de 54 millions d’euros, démontrant ainsi son engagement à lutter contre la précarité énergétique.


(Article reformulé à l’aide de l’IA)

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