Demandeur d’asile : Le Danemark durcit les conditions d’accès sur son sol

Demandeur d'asile : Le Danemark durcit les conditions d’accès sur son solLe parlement danois a adopté jeudi une loi lui permettant d’ouvrir des centres pour demandeurs d’asile à l’étranger. Une loi a été adoptée, jeudi 3 juin, par 70 voix contre 24, pour lui permettre d’externaliser les demandes de protection, peut-être au Rwanda, pays avec lequel les discussions semblent les plus avancées.

Le texte précise que “le Danemark n’aura pas à fournir de protection au cas où l’étranger obtiendrait l’asile […] En revanche, la protection devra être assurée par le pays tiers concerné”.

Inspirée par le modèle australien, toute la procédure sera confiée au pays tiers, moyennant finance. D’autres pays ont été cités comme l’Égypte, mais il est improbable qu’un pays nord-africain accepte un tel accord qui serait très impopulaire auprès de son opinion publique”, précise ce spécialiste des questions de migration.

Depuis plusieurs années, le Danemark multiplie les mesures dissuasives pour limiter l’immigration : retrait du permis de séjour de Syriens parce que leurs régions d’origine seraient désormais sûres, durcissement d’une loi anti-ghettos visant à plafonner le nombre d’habitants “non occidentaux” dans les quartiers…

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Le riche pays nordique avait également défrayé la chronique en 2016, en prévoyant de saisir les objets de valeur des migrants pour financer leur séjour.

Plus surprenant encore, c’est un gouvernement de centre gauche qui est au pouvoir au Danemark depuis 2019. Être de gauche n’empêche pas de sécuriser et protéger sa population.

Cette stratégie leur a permis de remporter le vote de la classe ouvrière qui s’inquiète de la perte des acquis sociaux bien plus que de l’image de nation ouverte et progressiste associée au Danemark”, affirme Hans Lucht, qui n’exclut pas un effet domino en Europe.

Si le Danemark parvenait à ses fins, certains gouvernements pourraient être tentés de mener une politique migratoire similaire avec, à la fin, une remise en cause du droit d’asile tel que nous le connaissons aujourd’hui en Europe.”

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