Nîmes construit deux énormes tunnels pour se prémunir des inondations

Nîmes construit deux énormes tunnels pour se prémunir des inondations
Crédits photos APREMIB

À Nîmes, la municipalité la plus chaude de France, 32 établissements scolaires sur 34 avaient dû suspendre leurs activités en juin 2025. D’après les prévisions de Météo France, il est envisagé que les périodes de canicule puissent être triplées d’ici 2050.

Cependant, en dépit de la préparation de la ville pour faire face à une augmentation des nuits chaudes et des risques accrus d’incendie, les épisodes cévenols s’accompagnent également de fortes précipitations. La cité demeure particulièrement marquée par les inondations survenues en 2014 ou en 2005, et plus particulièrement par celles de 1988, lors desquelles les précipitations avaient submergé la ville en un laps de temps très court, entraînant le décès de 11 personnes et affectant 45 000 sinistrés. En complément de la mise en place de microforêts et d’améliorations des systèmes de ventilation dans les écoles, la ville de Nîmes a entrepris d’importants chantiers pour lutter contre les risques d’inondation.

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Les travaux entrepris à Nîmes ont engendré des dépenses dépassant les 250 millions d’euros, comprenant la réalisation de quinze bassins de rétention, le creusement de canaux pour la gestion des eaux, ainsi que la récente construction d’une infrastructure majeure : un tunnel traversant la ville. Particulièrement remarquable, ce dispositif contribuera à drainer les eaux des phénomènes cévenols – ou phénomènes méditerranéens – exacerbés par le changement climatique.

À une profondeur de quelques mètres sous la surface, le tunnel apparaît comme une structure imposante, rappelant un vaste conduit d’évacuation où l’on peut se tenir aisément debout. Selon les dires de Samir Renai, chef de chantier chez l’entreprise Razel-Bec, cette structure ne correspond absolument pas à des dimensions standard, comme il l’a souligné à la fin du mois de janvier.

Le chef de chantier explique que ce tunnel d’environ 1 200 mètres de long, avec un diamètre final de 3,30 mètres, a été construit à l’aide d’un tunnelier. Il décrit cet équipement comme une machine imposante de 100 mètres de long, capable de creuser et de poser simultanément le revêtement en béton.

Il s’agit d’un béton de haute résistance destiné aux deux tunnels prévus. En cas de fortes précipitations, ils prévoient de collecter l’eau dans la région au nord de Nîmes afin de la déverser plus au sud.

Ainsi, l’objectif consiste à intercepter l’eau qui s’écoulera dans les rues en amont de ces tunnels à l’aide de structures de captage nommées « entonnements », explique Samir Renai. Toutes les eaux sont collectées dans ces bassins de rétention, puis acheminées à travers des canaux souterrains, contournant donc les rues de la ville.

Les travaux de rénovation seront achevés cette année. Par la suite, il est nécessaire que les deux tunnels puissent augmenter de manière décuplée le débit d’écoulement des eaux de pluie.

Le premier entre les rues Sully et Pierre-Semard et la rue Van Dyck. Et depuis six mois, la machine a creusé sous la ville un « tunnel » débutant au croisement des rues Sully et Pierre-Semard (près du musée du Chemin de fer) et se terminant à l’embranchement des chemins du Russan et des Limites.

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