Plus de la moitié des migrants de l’Océan Viking se voient refuser l’entrée sur le territoire français

Plus de la moitié des migrants de l’Océan Viking se voient refuser l’entrée sur le territoire français

Depuis que le navire humanitaire affrété par SOS Méditerranée a accosté à Toulon vendredi dernier, au terme d’un bras de fer diplomatique qui a dégradé les relations franco-italiennes et relancé une polémique en France sur l’immigration, les 234 rescapés ont été placés dans un centre de vacances du Var transformé en «zone d’attente» internationale d’où ils ne pouvaient en théorie pas sortir.

Les 189 adultes placés dans la zone d’attente située sur la presqu’île de Giens, à Hyères, ont tous été auditionnés par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides , qui devait déterminer le bien-fondé de leur demande d’asile pour qu’ils soient officiellement admis sur le territoire.

L’Ofpra a émis «123 avis défavorables» et les personnes concernées «font l’objet d’un refus d’entrée sur le territoire», a indiqué vendredi devant le Conseil d’Etat un représentant du ministère de l’Intérieur. L’agence française de l’asile a par ailleurs «émis 66 avis favorables à une entrée sur le territoire», a précisé Charles-Edouard Minet, sous-directeur du conseil juridique et du contentieux du ministère, lors de l’audience au Conseil d’État consacrée à la pertinence de la zone d’enfermement créée par les autorités.

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Une situation «qui évolue de minute en minute», a reconnu le ministère devant le Conseil d’État, à tel point que le gouvernement estime à douze le nombre de migrants toujours dans le centre vendredi après-midi. «On a créé cette zone d’attente pour parer au plus pressé… Mais l’arrivée de ces personnes n’a pas été inopinée. On a décidé de se placer dans une situation qui mène au carnage judiciaire», a fustigé devant la haute juridiction administrative Me Patrick Berdugo, qui défendait pour le Syndicat des avocats de France l’idée de fermer la «zone d’attente», solution «ni valable, ni viable».

Hors de ce lieu contesté, 26 mineurs isolés sur les 44 secourus ont déjà quitté les structures d’accueil mises à disposition par le Conseil départemental du Var.

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