Douze pays, parmi lesquels la France, s’unissent pour former une coalition visant à apporter un soutien financier à l’Autorité palestinienne

Douze pays parmi lesquels la France, le Royaume-Uni, l’Arabie saoudite ou encore l’Espagne ont annoncé la création d’une coalition visant à soutenir financièrement l’Autorité palestinienne, vendredi 26 septembre. La Coalition d’urgence pour la viabilité financière de l’Autorité palestinienne a été « créée en réponse à la crise financière urgente et sans précédent» à laquelle est confronté l’organisme, ses recettes fiscales étant retenues par Israël, a déclaré le ministère espagnol des Affaires étrangères dans un communiqué.
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L’initiative vise à stabiliser les finances de l’organisme basé à Ramallah, à préserver sa capacité à gouverner, à fournir des services essentiels et à maintenir la sécurité, « autant d’éléments indispensables à la stabilité régionale et à la préservation de la solution à deux États», défend cette même source. La coalition comprend également la Belgique, le Danemark, l’Islande, l’Irlande, le Japon, la Norvège, la Slovénie et la Suisse.
Selon le bureau du Premier ministre palestinien, Mohammad Moustafa, les donateurs se sont engagés à verser au moins 170 millions de dollars. L’Arabie saoudite fournira 90 millions de dollars, a déclaré jeudi soir son ministre des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, selon des médias d’État.
Israël perçoit les recettes fiscales au nom de l’Autorité palestinienne en vertu du protocole de Paris de 1994. Après les attaques terroristes du 7-Octobre en Israël et le déclenchement de la guerre à Gaza, l’État hébreu a retenu les recettes fiscales destinées à l’Autorité palestinienne.
Les autorités israéliennes affirment qu’une partie de l’argent qu’elles retiennent sert à rembourser des dépenses telles que l’électricité qu’elles vendent aux Palestiniens. Mais, pour l’Autorité palestinienne, les services de base tels que la santé et l’éducation se sont détériorés, et la pauvreté a augmenté.
Le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, un colon d’extrême droite, a cessé tous les paiements à l’Autorité palestinienne il y a quatre mois. Il défend l’effondrement du gouvernement palestinien par un «étranglement économique», afin d’empêcher la création d’un État de Palestine.
