Ratifié par 60 pays c’est le premier traité pour protéger la haute mer
C’est « une réussite historique pour l’océan et le multilatéralisme», selon l’ONU. Après des années d’attente pour les défenseurs des océans, le traité pour protéger la haute mer prendra enfin vie fin janvier. Le texte a officiellement atteint vendredi 19 septembre les 60 ratifications nécessaires, avec le dépôt des ratifications par le Maroc et la Sierra Leone. « Alors que nous faisons face une triple crise planétaire, changement climatique, perte de biodiversité et pollution, cet accord est une ligne de vie pour l’océan et l’humanité », a réagi vendredi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, dans un communiqué publié immédiatement après l’annonce.
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Le texte, adopté en juin 2023 après des années de négociations, vise à contrecarrer les multiples menaces qui pèsent sur les océans. Alors que les écosystèmes marins sont menacés par le changement climatique, les pollutions et la surpêche, la science a prouvé l’importance de protéger ces océans foisonnants d’une biodiversité souvent microscopique, qui fournissent la moitié de l’oxygène que nous respirons et limitent le réchauffement en absorbant une partie importante du CO2 émis par les activités humaines.
La haute mer commence là où s’arrêtent les zones économiques exclusives (ZEE) des États, à un maximum de 200 milles nautiques (370 km) des côtes et n’est sous la juridiction d’aucun État. Même si elle représente près de la moitié de la planète et plus de 60 % des océans, elle a longtemps été ignorée dans le combat environnemental.
« L’ère de l’exploitation et de la destruction doit prendre fin» et ce traité « est l’outil pour rendre cela possible», a salué Mads Christensen, patron de Greenpeace, appelant les parties à faire en sorte de le rendre opérationnel le plus vite possible.
