Les méduses, nouveau cauchemar des centrales nucléaires

Début avril, deux réacteurs nucléaires sud-coréens ont ainsi dû fermer en raison de salpes coincées dans le circuit de refroidissement. Ces organismes gélatineux, qui mesurent entre 1 et 10 centimètres de long, se sont agglutinés en si grand nombre sur le filtre du circuit qu’ils l’ont bouché pendant plusieurs jours.

Et la Corée du Sud n’est pas la seule concernée: en 2012, une centrale nucléaire californienne avait, elle aussi, été contrainte à stopper sa production en raison de salpes.

Les dommages ne se limitent d’ailleurs pas aux centrales nucléaires, puisque les méduses et les salpes s’attaquent aussi aux élevages de poissons.

Une étude sud-coréenne estime ainsi que les dommages causés par les méduses sur l’industrie de la pêche coûtent chaque année entre 68,2 millions et 204,6 millions de dollars.

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En juillet 2019, une plage de Sète avait dû être fermée, une cinquantaine de baigneurs s’étant plaints de plaques urticantes causées par des méduses.

La prolifération des méduses n’est pas le seul problème engendré par le changement climatique. En France, les vagues de canicule obligent régulièrement EDF à stopper ses centrales nucléaires afin de ne pas dépasser le seuil de température autorisé des rivières qui servent pour le refroidissement.

Comme le souligne la Société française d’énergie nucléaire (Sfen), «toutes les énergies sont conduites à réduire leur production ou à voir leur production plus ou moins perturbée» en cas de canicule.

Concernant les méduses, la Corée du Sud a imaginé une solution radicale: un robot broyeur nommé Jeros (Jellyfish Elimination Robotic Swarm), capable de hacher menu 900 kilogrammes de méduses par heure.



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