Qui porte la responsabilité de la fermeture de Fessenheim ?

Centrale-nucléaire-FessenheimCe samedi 22 février, un des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim est définitivement coupé du réseau d’EDF. Deux présidents de la République successifs [François Hollande et Emmanuel Macron, NDLR] se sont engagés à fermer Fessenheim.

La France se prive ainsi de la production d’électricité au plus bas coût européen dans des conditions parfaitement sûres. « Fessenheim se place dans le trio de tête [des centrales nucléaires françaises, NDLR] au vu des performances en matière de sécurité », précisait même dans Le Figaro le représentant à Strasbourg de la très sourcilleuse Autorité de sûreté nucléaire.

Sans parler de la conséquence écologique la plus paradoxale: pour pallier la production d’électricité perdue –70% de la consommation de l’Alsace-, on va remplacer une production totalement décarbonée, premier atout de l’énergie nucléaire, par un appel à des centrales thermiques fortement émettrice de CO2!

La première responsabilité revient aux écologistes allemands, qui n’ont cessé de stigmatiser Fessenheim, planté à leur frontière, particulièrement à partir du moment où Angela Merkel a décidé de fermer les centrales nucléaires dans son pays après la catastrophe de Fukushima.

Une orientation paradoxale, qui fait que l’Allemagne émet aujourd’hui 50% de CO2 de plus par habitant que la France! Les Verts français portent également leur part de responsabilité, eux qui n’ont cessé d’entraîner le reste de la gauche dans cette direction.

Et c’est Martine Aubry, alors secrétaire du PS, qui est tombé dans la gueule du dragon écologique, quand elle a signé, en novembre 2011, un accord de parti à parti avec Cécile Duflot, la patronne d’EELV à l’époque: pas moins de 24 réacteurs (sur les 58 en opération en France) devaient être fermés, à commencer par Fessenheim.

« La plus vieille centrale nucléaire française », comme l’avait évoqué François Hollande en 2012, au cours de sa campagne présidentielle.

Au moins, le candidat socialiste, une fois élu, a-t-il transformé l’injonction PS-EELV en une limitation à 50% du nucléaire dans le mix énergétique Français « à l’horizon 2025 ». Mais à Fessenheim, il n’y a bel et bien plus de nucléaire à l’horizon.

En dernier ressort ce sera sera bien Emmanuel Macron qui portera la responsabilité de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.

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