Le parti d’Édouard Philippe veut assouplir le non-cumul des mandats

Il y a une «voie de passage» veut croire Horizons, justement parce que c’est une version «light» du cumul. LR est pour le cumul, qui a aussi des partisans chez Renaissance.
«Être dans un exécutif local permet d’accéder à des réunions où les parlementaires ne sont jamais», vante un ex-maire aujourd’hui député. Son collègue, Karl Olive, ancien maire de Poissy dans les Yvelines, est ravi que ce débat arrive, alors que ses deux propositions de lois en faveur du cumul n’ont, elles, jamais été inscrites à l’ordre du jour.
Au Modem aussi, le sujet fait débat, avec des députés hostiles au moindre retour. « Quand on cumule, on est des potiches, car on n’a pas le temps d’ouvrir tous les dossiers, confie l’un d’eux. Soit, on ne fait pas bien son boulot de parlementaire, soit on ne pas fait pas bien son boulot dans l’exécutif local».
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Emmanuel Macron a déjà parlé aménagement du non-cumul, mais cela n’a pas été suivi d’effet à ce stade.
Quand une ministre juge «important» ce lien entre territoire et mandat national, un autre milite contre tout cumul, y compris dans le temps, par exemple, avec une limite de trois mandats à la suite. «S’ils veulent un ancrage local, les députés peuvent être conseillers municipaux !», argue-t-il.
