Les stratégies de la Sécurité sociale pour réduire son déficit

Quelles mesures peuvent être prises pour diminuer le déficit de la sécurité sociale, projeté à environ 14 milliards d’euros en 2026 ? Chaque année, au début de l’été, l’assurance-maladie expose ses recommandations pour réduire le déficit en 2027, en soumettant 40 propositions au gouvernement.
Selon l’Assurance-maladie, ces mesures pourraient conduire à des économies de l’ordre de 4 milliards d’euros d’ici 2027. Plusieurs questions se concentrent sur les mesures préventives visant à réduire le risque, tel qu’il a été souligné par les projections, qu’un Français sur deux soit atteint d’une maladie chronique dans les dix prochaines années, ce qui engendre des coûts importants pour la Sécurité sociale. Tout d’abord, une proposition est avancée pour améliorer notre régime alimentaire en rendant le Nutri-Score obligatoire.
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Une proposition supplémentaire pour atténuer le fardeau du tabac, responsable de maladies graves et d’environ 60 000 décès annuels, consiste en l’interdiction de la vente de tabac aux personnes nées après 2009, âgées de 17 ans ou moins actuellement, selon l’Assurance-maladie. Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance-maladie, explique que les Anglais ont récemment adopté une législation visant à instaurer ce qu’ils appellent une « génération sans tabac », en interdisant la vente de tabac aux personnes âgées de 18 ans, et ce de manière progressive génération après génération. Nous soutenons également cette idée en nous demandant pourquoi les Anglais la mettent en œuvre et pourquoi nous ne ferions pas de même. Cela constitue par ailleurs une méthode pour susciter un débat public sur la sensibilisation aux dommages causés par le tabac. Les résultats actuels sont plus favorables qu’il y a quinze ans, avec une diminution de la prévalence du tabagisme. Cependant, en comparaison avec d’autres pays, la baisse de la consommation de tabac a été plus rapide chez ces derniers.
Nous consommons davantage de cigarettes que les Anglais, les Italiens ou les Espagnols, sans qu’il y ait de justification à cela. La prévention de l’initiation tabagique chez les jeunes pourrait se traduire par une diminution future des cas de cancer du poumon dans un délai de vingt, trente, quarante voire cinquante ans. Thomas Fatôme occupe le poste de directeur général de la Cnam.
Une autre mesure d’économie suggérée par l’Assurance-maladie consiste à renforcer le contrôle des dépenses pharmaceutiques. Leur croissance a été fulgurante ces dernières années. Il y a une décennie, un médicament remboursé par la Sécurité sociale coûtait plus de 80 000 euros, tandis qu’aujourd’hui, il en existe vingt-cinq. Par exemple, dans le cas des médicaments onéreux utilisés dans le traitement du cancer, des recherches sont menées en vue de réduire la fréquence des prescriptions, une démarche qui suscite l’intérêt de la Sécurité sociale. Le concept global consiste à limiter la prescription de médicaments dans la mesure du possible, tout en améliorant également la qualité de cette prescription. Par conséquent, il est observé que 60 % des pensionnaires en EHPAD sont sous traitement médicamenteux considéré comme inapproprié.
Une importance particulière est aussi accordée aux kinésithérapeutes, comme l’a souligné le directeur de l’Assurance-maladie, sans que cela ne soit une question de budget. Cependant, il existe d’importantes disparités, avec certains kinésithérapeutes gagnant le double de leurs pairs et effectuant le double de séances pour une même pathologie. Selon Thomas Fatôme, l’objectif est de soutenir une évolution de la profession et du système de rémunération des kinésithérapeutes. En France, le nombre de kinésithérapeutes s’élève à environ 80 000, ce qui en fait une profession cruciale. Cependant, il est indéniable que le système de rémunération actuel encourage une approche fondée sur le volume d’actes médicaux, une réalité largement reconnue par les kinésithérapeutes eux-mêmes. Ainsi, comment peut-on modifier ce modèle ? Est-il nécessaire de standardiser les prises en charge ? Serait-il nécessaire d’instaurer des tarifs dégressifs, où les dix premières séances sont facturées à un tarif plein puis diminuent par la suite ?
En conclusion, l’Assurance-maladie recommande au gouvernement d’intensifier la lutte contre la fraude, après la récupération de plus de 700 millions d’euros en 2025. Elle aspire également à combattre la hausse du nombre croissant d’arrêts de travail et suggère, de même, d’initier une discussion à ce sujet. En l’espace de sept ans, on a observé une augmentation de 100 % du nombre d’arrêts de travail liés aux accidents de vélo et de trottinette. Ainsi, l’Assurance-maladie envisage de rendre obligatoire le port du casque pour les adultes.
(Article reformulé à l’aide d’IA)
