Vers la gratuité du stationnement dans les hôpitaux ?

Vers la gratuité du stationnement dans les hôpitaux ?
Illustration LPEmmanuel SENECHARLES

Un hôpital de grande envergure situé à Paris propose des tarifs de stationnement parmi les plus élevés du pays, s’élevant à 4,10 euros par heure. Un budget considérable est nécessaire pour une mère de famille dont la fille reçoit un traitement pour une leucémie. Elle consacre l’intégralité de ses journées à être à ses côtés. Elle exprime son mécontentement en mentionnant qu’elle dépense de 500 à 600 euros par mois en frais de stationnement lors des hospitalisations pour ses traitements.

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Le stationnement payant est en vigueur dans 75 % des établissements hospitaliers publics, avec des tarifs qui varient considérablement. Le tarif horaire est de 2,10 euros à l’hôpital de la Timone à Marseille (Bouches-du-Rhône), de 2,60 euros à Bordeaux (Gironde) et peut atteindre 4,60 euros à Brest (Finistère).

Une proposition de loi actuellement examinée à l’Assemblée nationale prévoit de réduire les coûts pour les patients et d’offrir jusqu’à deux heures de stationnement gratuit aux visiteurs. Une idée peu judicieuse pour un directeur d’un hôpital de l’Essonne. Le parking a été financé et construit par une entreprise privée en contrepartie d’un droit d’exploitation de 16 ans. Le directeur redoute d’avoir à compenser le concessionnaire pour la perte de revenus. Si la législation exige ces deux heures de stationnement gratuites, cela implique que les établissements hospitaliers publics devront rembourser ces deux heures aux entreprises privées ayant construit les parkings. Ainsi, selon Cédric Lussiez, directeur général du groupe hospitalier Nord-Essonne, cela représentera un nouveau fardeau pour l’établissement hospitalier.

Les professionnels responsables de la gestion de ces parkings expriment également leur désaccord de manière véhémente. Ils appréhendent une diminution significative de leurs revenus. Selon les circonstances, on pourrait observer une baisse du chiffre d’affaires allant de 80 à 90 %. Selon Jean-Laurent Dirx, président de la Fédération nationale des métiers du stationnement, cela est considérable. En cas d’adoption à l’Assemblée nationale, la proposition de loi devra ensuite être soumise au vote du Sénat.

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