La pandémie permettrait de lutter contre le surtourisme

La pandémie permettrait de lutter contre le surtourismeCes images ont fait ces derniers mois le tour du monde : les canaux de Venise retrouvant quiétude et limpidité, les plages paradisiaques de Thaïlande vidées de leurs visiteurs, les Champs-Élysées semblant un peu plus vastes que d’habitude… Parmi les nombreux effets de la pandémie de Covid-19, ceux sur l’industrie touristique sont particulièrement visibles et sensibles.

Défini par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) comme « l’impact du tourisme sur une destination, ou sur des parties de celle-ci, qui influence de manière excessive et négative la qualité de vie perçue par les citoyens ou la qualité des expériences des visiteurs », le sur tourisme regroupe l’ensemble des conséquences négatives attribuées à ce secteur.

L’Unesco a, par exemple, menacé de retirer la ville croate de Dubrovnik de la liste des sites inscrits au patrimoine mondial de l’humanité si les autorités locales n’y faisaient pas diminuer le nombre de touristes tandis qu’à Venise, les habitants ont manifesté à de nombreuses reprises contre l’impact du nombre de touristes sur leur qualité de vie.

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La portée de ces actions demeure toutefois limitée parce qu’elles viennent de l’intérieur du secteur, c’est-à-dire d’acteurs qui sont eux-mêmes fortement impliqués dans le tourisme.

De précédentes études ont montré que, de façon générale, pour que des changements radicaux aient lieu, un choc externe est nécessaire. Malgré ses conséquences désastreuses sur le secteur, une récente étude considère également la crise de la Covid-19 comme une opportunité pour lutter contre le sur tourisme.

Un chiffre est révélateur de cette évolution : avec 1,4 milliard de touristes internationaux selon l’OMT, 2018 a été la neuvième année consécutive de croissance pour le secteur. L’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme) s’attendait à franchir ce cap en 2020, mais ses prévisions se sont réalisées deux ans plus tôt.

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