Cette année, l’aéronautique anticipe encore de nombreux recrutement

Cette année, l'aéronautique anticipe encore de nombreux recrutement
Photo Darren Calabrese La Presse canadienne
Le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas) prévoit une dynamique soutenue dans le secteur, représentant la moitié des entreprises du domaine. Ce syndicat patronal anticipe 25 000 recrutements d’ici à la fin de l’année, tout en faisant preuve de prudence face à la guerre commerciale initiée par le président américain.

À LIRE >> Pres de 80 % des femmes salariées sont régulièrement confrontées à des propos ou des décisions sexistes

Les entreprises se trouvent dans une situation d’incertitude, entre les droits de douane de 10 % déjà appliqués sur les produits exportés vers les États-Unis et ceux qui pourraient être instaurés ultérieurement. Elles restent dans le flou quant à l’entité qui supportera ce surcoût. Frédéric Parisot, délégué général du Gifas, souligne que certaines entreprises pourraient retarder leurs recrutements en attendant plus de clarté. Néanmoins, les carnets de commandes des grands acteurs du secteur sont bien remplis. Durant dix prochaines années, Airbus doit livrer près de 8 700 avions, tandis que Dassault prévoit la livraison de 220 chasseurs Rafale.

Concernant les 25 000 postes à pourvoir cette année, quels sont les profils les plus recherchés ? En plus des ingénieurs, les entreprises aéronautiques et spatiales sont en quête d’opérateurs et de techniciens d’atelier. Pour répondre à une demande croissante et augmenter la cadence de production, il est essentiel de renforcer les équipes sur les chaînes d’assemblage.

« Nous recherchons des ajusteurs, des monteurs d’équipement, des opérateurs de commandes numériques, des peintres, des câbleurs, des chaudronniers, des soudeurs, des mécaniciens et des contrôleurs qualité,» précise Frédéric Parisot. Il souligne également que le principal défi réside dans la perception que beaucoup de personnes ont de l’aéronautique, souvent jugée complexe d’accès.

Une étude de la chaire Pégase, qui sera publiée fin mai, révèle que deux tiers des chômeurs considèrent les entreprises du secteur comme élitistes ou inaccessibles, et trois quarts estiment ne pas posséder les compétences requises. Pourtant, selon le Gifas, les métiers à pourvoir sont ouverts à tous les profils, allant du CAP au bac +8, ainsi qu’aux personnes en reconversion. De plus, une fois embauchés, les salariés bénéficient d’une formation continue, en raison des normes de sécurité strictes en vigueur dans ce secteur.

Les entreprises s’efforcent aussi d’attirer davantage de femmes, qui représentent désormais 27 % des effectifs, contre 20 % il y a dix ans.

N'hésitez pas à nous suivre et à nous aimer :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *