La question d’un gel partiel des retraites

Il s’agit d’une piste politiquement très délicate. Dans une interview accordée à Libération, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a relancé le débat sur la possibilité d’appliquer un gel partiel des pensions de retraite afin de réaliser des économies dans le budget de 2027. Il a souligné l’importance de discuter de la contribution des retraités aisés à l’effort de redressement, notamment en envisageant une indexation moins importante de leurs pensions, tout en veillant à protéger les retraités les plus défavorisés.
À consulter aussi >> Un document envisage un départ à la retraite à 67 ans
La sous-indexation est un mécanisme qui implique d’ajuster les pensions de retraite de base à un taux inférieur à celui de l’inflation, en contradiction avec les dispositions légales habituelles. Un tel mécanisme pourrait être orienté vers les pensions de retraite les plus élevées. Modifier les régimes de retraite demeure une tâche délicate : l’initiative de mettre en place une « année blanche » en 2026, avec le gel des allocations de retraite et d’autres aides sociales, a affaibli le gouvernement de François Bayrou, aboutissant à sa destitution suite au refus de l’Assemblée nationale d’accorder sa confiance.
Le gouvernement dirigé par Sébastien Lecornu avait précédemment envisagé de geler ces allocations dans le cadre de sa proposition de budget pour l’année 2026, dans le but de réaliser des économies de l’ordre de 3,6 milliards d’euros. Cependant, cette mesure n’avait pas été approuvée par le Parlement. La proposition plus modérée de Michel Barnier, prédécesseur de François Bayrou, visant à reporter de six mois la revalorisation des retraites, a également suscité une forte opposition de la part du RN et de la gauche, aboutissant à la censure de son gouvernement.
L’idée de concentrer les efforts sur les retraités pourrait susciter un intérêt au sein d’une fraction de la gauche lors de l’élaboration du budget pour l’année 2027 à la rentrée. Dans une tribune parue jeudi dans L’Opinion, le député socialiste Jérôme Guedj, qui est candidat à la présidentielle, a laissé entendre la possibilité d’une sous-indexation, à condition qu’elle soit inscrite dans un ensemble d’actions visant également les héritages, les avantages sociaux spécifiques des entreprises et les grandes entreprises de l’intelligence artificielle. Il a affirmé que les retraités ne devraient pas être un sujet tabou dans le cadre de la réforme visant à rétablir l’équilibre des comptes de la Sécurité sociale.
Pourquoi pas désindexer certaines retraites aisées si cette somme sert à désendetter la France, mais qu’elle ne sert pas à de l’aide sociale comme à chaque fois !
(Article reformulé à l’aide d’IA)
