Les hommes ont trois fois plus de risques de passer par les soins intensifs

Se basant sur d’autres études déjà publiées, les auteurs évoquent le fait que les femmes produisent naturellement plus d’interféron de type 1, substance qui limite la réponse immunitaire anormale (“l’orage de cytokine”) pointée du doigt dans les formes graves de Covid-19.
La présence chez les femmes de l’hormone “féminine” oestradiol offrirait également une protection plus importante contre l’infection. Ils notent toutefois qu’il n’existe pas de différence majeure entre les deux sexes au niveau mondial pour deux co-morbidités augmentant le risque de formes graves de Covid: l’hypertension et le diabète.
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“Ces données pourraient aider les médecins à réaliser que le sexe est un véritable facteur de risque pour les formes graves, quand ils s’occupent des patients”, a précisé à l’AFP le Dr Kate Webb de l’université du Cap en Afrique du Sud, évoquant également une possible implication pour les vaccins.
“D’autres vaccins (…) ont montré des réponses différentes selon les sexes. Il reste à déterminer si ce sera le cas avec le vaccin du Sars-CoV-2 mais nous espérons que notre étude souligne le besoin d’inclure le sexe comme variable dans la recherche sur les vaccins”, a-t-elle ajouté.
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