De la prison ferme requise contre Nicolas Sarkozy dans l’affaire dites des “écoutes”

De la prison ferme requise contre Nicolas Sarkozy dans l'affaire dites des

“On ne peut pas admettre qu’un ancien président oublie la République”: le parquet national financier a requis mardi quatre ans de prison, dont deux ferme, à l’encontre de l’ex-chef de l’Etat Nicolas Sarkozy, jugé pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite des “écoutes”.

A l’issue de près de cinq heures d’un réquisitoire méthodique et aride, le procureur financier Jean-Luc Blachon a demandé les mêmes peines pour l’ex-haut magistrat Gilbert Azibert et pour Thierry Herzog, avocat historique de l’ancien président, demandant pour ce dernier qu’elle soit assortie de cinq ans d’interdiction professionnelle.

“Les faits ne se seraient pas produits si un ancien président, avocat par ailleurs, avait gardé présent à l’esprit la grandeur, la responsabilité, et les devoirs de la charge qui fut la sienne”, a lancé le procureur, soulignant qu’il avait été en tant que chef de l’Etat “le gardien de l’indépendance de l’autorité judiciaire”.

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Selon eux, Nicolas Sarkozy a bien obtenu, via son avocat, des informations couvertes par le secret auprès du magistrat Gilbert Azibert, au sujet d’une procédure à la Cour de cassation dans l’affaire Bettencourt.

– “Pas une vengeance” –

Pour preuves: des conversations enregistrées sur une ligne officieuse dite “Paul Bismuth”, ouverte par Thierry Herzog – selon lui pour échapper aux écoutes “sauvages”, en réalité pour “contrarier la justice par des moyens extra-judiciaires”, a souligné M.Blachon. Une conversation montre “de façon accablante” que Nicolas Sarkozy a promis d’intervenir en faveur de Gilbert Azibert pour un poste à Monaco, souligne l’autre procureure, Céline Guillet.

“Personne ici ne cherche à se venger d’un ancien président de la République”, a déclaré M.

Alors que l’audience était levée, Nicolas Sarkozy a quitté la salle sans faire de déclaration, laissant ce soin à son avocate Jacqueline Laffont.

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