Sanitaires : pourquoi le gouvernement attend-il le 6 mars pour prendre de nouvelles mesures ?

Dans un message posté sur Twitter, Mahmoud Zureik, professeur des universités et praticien hospitalier en épidémiologie et en santé publique, explique que “dans une épidémie avec une évolution défavorable, dire à l’avance qu’on va attendre 10 jours (quoi qu’il arrive) pour décider, c’est courir à l’échec et courir toujours derrière le virus !”.
“Nous voulons voir si la tendance se confirme, s’il y a bien une adéquation entre les prévisions, ce qu’on voit sur le terrain et donc une nouvelle vague”, a déclaré un membre du ministère de la Santé au quotidien, avant d’évoquer une raison plus politique et sociologique : “Nous voulons aussi prendre le temps de la concertation avec les élus pour avoir la plus grande adhésion possible sur de futures mesures. Alors, pourquoi attendre ? Face aux réticences des épidémiologistes, le gouvernement considère que la dégradation d’indicateurs ces derniers jours dans plusieurs départements est trop “récente”, rapporte Le Parisien.
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Cependant, les épidémiologistes et professionnels de santé sont sceptiques face à cette décision du gouvernement. Au micro de RTL, l’infectiologue et cheffe du service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Antoine à Paris, Karine Lacombe, a déclaré : “C’est reculer pour mieux sauter.
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