Vaisselle jetable : le “sans plastique” dangereux pour la santé et pas si écolo

Les résultats de leur test sont inquiétants : ainsi, 66 % des échantillons testés contiennent des composés perfluorés (utilisés pour que la vaisselle résiste à l’eau et aux graisses sans se déliter, mais dont certains sont cancérogènes, immunotoxiques, toxiques pour le développement et/ou perturbateurs endocriniens) au-delà des recommandations, parfois largement (certaines assiettes de la marque Betik ont une teneur en composés perfluorés 140 fois supérieure à la norme définie au Danemark).
On peut en outre pointer le risque « d’effet cocktail » pour certains produits qui présentent un cumul de substances (notamment composés perfluorés, chloropropanols, amines aromatiques), particulièrement pour les pailles en papier carton.
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On ne peut dès lors que déplorer que la réglementation européenne soit aussi lacunaire : à part pour certains matériaux traditionnels (verre, certains plastiques), la réglementation ne définit pas de liste fermée de substances et additifs autorisés, mais se contente de poser un principe général d’innocuité des matériaux utilisés par les fabricants de vaisselle et autres objets en contact avec les produits alimentaires.
Quant au recyclage, s’il est possible pour les produits en papier ou en carton, il n’en est pas de même pour la vaisselle en feuilles de palmier, bambou ou canne à sucre, dès lors que les produits sont traités avec un liant hydrophobe (pour assurer qu’ils ne se détrempent pas au contact des aliments).
