Les scénarios catastrophiques envisagés par l’Institut Pasteur au 1er août

Il revêt surtout une importance cruciale au moment où les pouvoirs publics adaptent leur politique sanitaire pour étouffer au plus vite la propagation du variant Delta de la Covid-19 sur le territoire français.
Employant des données, les scientifiques de l’Institut Pasteur ont ainsi adopté deux approches différentes afin d’imaginer au plus près les évolutions possibles et immédiates de la circulation du variant Delta en France à compter du 1ᵉʳ août.
Le modèle de croissance exponentielle simple établit à 40 000 cas par jour, à partir du 1ᵉʳ août, le nombre de contaminations labellisées Delta en France si on en reste à un indice de transmissions de 2,0. Parce que en admettant qu’on soit parvenu à décrocher ce Rd à 1,5 ou même 1,8 à compter du 8 juillet dernier, les nombres hypothétiques des cas quotidiens au 1ᵉʳ août sont respectivement ramenés à 11 000 et 24 000 par jour.
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Avec un taux de transmission toujours calé sur un indice 2,0, on obtient 35 000 cas du variant Delta quotidiens en France à partir du 1ᵉʳ août. Ils pointent même qu’un effort sanitaire bien moindre que lors du premier confinement (ère pendant laquelle les taux de transmission avaient été rabotés de 80% environ) allègerait déjà grandement le tableau qu’esquisse cette quatrième vague qui se lève:
Quant à l’idée d’une risque accru d’hospitalisation avec le variant Delta comparé à Alpha (le variant qu’on disait originellement britannique), les chercheurs refusent de s’avancer: ils concèdent que cette sévérité plus importante de Delta sur son devancier est “possible” mais jugent que les données disponibles ne sont “pas encore claires sur ce point”.
Le bilan des courses n’est donc guère brillant. Peu importe le bout, où plutôt le scénario, par lequel on prend la trajectoire à venir de Delta, on doit donc s’attendre à une pression “importante sur l’hôpital dès le mois d’août”.
