Une personne en garde à vue peut-être remise en liberté pour conditions indignes

Le Conseil constitutionnel a rendu cette décision après avoir été saisi par l’Association des avocats pénalistes (Adap), qui avait appelé les Sages à imposer des garanties légales pour contraindre les autorités à assurer des conditions dignes aux gardés à vue.
En septembre 2021, la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté avait publié une série de recommandations, en constatant « la totale indignité des conditions d’accueil des locaux de garde à vue et de dégrisement de la police nationale ».
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« C’est une victoire a minima», a réagi auprès de l’AFP Patrice Spinosi, avocat de l’Adap. « Nous avons le sentiment qu’en dépit du constat de l’indignité structurelle des conditions de garde à vue, le Conseil constitutionnel n’a pas souhaité aiguillonner le législateur vers une réforme », a-t-il déclaré. « Néanmoins, c’est la première fois qu’est reconnu le fait que le procureur de la République a le devoir de libérer une personne en garde à vue» si les conditions de celle-ci sont indignes, a-t-il ajouté.
