L’objectif de 1,5 °C de l’Accord de Paris est désormais inaccessible

Toutefois, dans certaines régions, notamment en Europe et aux États-Unis, les émissions de CO2 fossile diminuent, de 7,4 % en Union européenne, et de 3 % aux États-Unis. A l’inverse, elles sont en hausse de 8,2 % en Inde et de 4 % en Chine. Ce sont bien évidemment les premiers pollueurs à faire le plus d’efforts que sont les États-Unis, l’Europe, Le Royaume-unis, l’Australie, etc.
Les scientifiques expliquent que l’action mondiale visant à réduire les combustibles fossiles n’est pas assez rapide pour empêcher un changement climatique dangereux. Les scientifiques soulignent «que le budget carbone restant – et donc le temps restant pour atteindre l’objectif de 1,5 °C et éviter les pires impacts du changement climatique – s’épuise rapidement».
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Philippe Ciais, directeur de recherche au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement et l’un des co-auteurs de l’étude, estime que «tous les pays doivent décarboner leur économie beaucoup plus rapidement qu’ils ne le font actuellement pour éviter les pires impacts du changement climatique».
À ce rythme, l’étude du Global Carbon Budget estime qu’il y a 50 % de chance que le réchauffement climatique dépasse 1,5 °C de manière constante dans environ sept ans.
