Le miel est un produit très apprécié, cependant, son origine demeure parfois mal connue

Le miel est un produit très apprécié, cependant, son origine demeure parfois mal connue
Au moment du petit-déjeuner, en étant infusé, dans un but de bien-être… Le miel est un ingrédient très apprécié par la population française. Selon une étude réalisée par l’institut Flashs pour Alvadiem à l’occasion de la journée mondiale des abeilles le mercredi 20 mai, il a été constaté que 93 % des individus consomment ce produit de manière plus ou moins régulière. L’étude a également révélé que l’origine de ce produit populaire est souvent mal connue.

Selon l’étude menée par l’institut Flashs, le miel est principalement apprécié pour ses qualités gustatives par 64 % des participants, mais également pour ses propriétés supposées : 58 % l’utilisent pour atténuer divers maux et 55 % pour ses bienfaits sur la santé globale. Chaque année, en France, la consommation de miel s’élève à plus de 40 000 tonnes, ce qui équivaut à environ 700 g par habitant. Selon Henri Clément, représentant de l’Union nationale des apiculteurs (Unaf), ce chiffre est relativement bas. Il souligne qu’en Allemagne, la consommation est presque deux fois plus élevée, comme le mentionne par ailleurs cet apiculteur professionnel à la retraite.

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En 2025, approximativement 20 000 tonnes de miel ont été récoltées en France, ce qui a été qualifié de « bonne année » par Henri Clément. Ce dernier a également noté un bon démarrage pour l’année 2026. Cependant, la production agricole en France n’est pas en mesure de satisfaire entièrement la demande. Selon les données du ministère de l’Agriculture, 75 % des pots achetés en France sont importés.

Selon une étude menée par l’institut Flashs, près de 80 % des Français ne sont pas en mesure d’identifier l’origine authentique du miel, bien que ce critère soit primordial pour leur processus d’achat. Certains conditionneurs produisent ce que l’on qualifie de « miels de mélange » pour satisfaire la demande et les distribuer largement. Ils combinent du miel provenant d’Ukraine avec du miel argentin et italien. Le porte-parole de l’Unaf explique que ces miels étaient classés en fonction de leur origine, soit « UE », soit « hors UE ». Cela constituait une problématique majeure, car il est légitime que les consommateurs aient connaissance de l’origine du miel qu’ils consomment. Consommer autant que faire se peut du miel local.

Une directive européenne prochaine exigera une spécification détaillée de l’origine des mélanges de miel sur l’étiquette. Henri Clément se réjouit de l’obligation imminente de mentionner les pays d’origine avec leurs pourcentages respectifs à partir du 14 juin. Cependant, les pots de miel qui indiquent uniquement l’origine « UE »/« Hors UE » seront autorisés à rester en vente.

Toutefois, l’Unaf persiste à mettre en garde contre le déclin des populations d’abeilles, lesquelles revêtent une importance cruciale pour leur production et jouent un rôle essentiel dans le processus de pollinisation. Afin de sensibiliser l’ensemble de la population à l’importance cruciale des insectes pollinisateurs, aux diverses menaces auxquelles ils sont exposés et à leur contribution significative au développement durable, les Nations unies ont instauré le 20 mai comme la Journée mondiale de l’abeille.
Consulter l’enquête réalisée par FLASHS pour Alvadiem du 23 au 28 avril 2026.

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