La Fifa met “en garde” la Fédération israélienne de football et lui inflige une amende de 165 000 euros à la suite “d’incidents à caractère discriminatoire”

Le logo de la Fifa devant les bureaux de lorganisation à Zurich en Suisse photographié le 20 novembre 2025 MUSTAFA YALCIN AFP

“À la suite de la proposition formulée par la Fédération palestinienne de football lors du 74e Congrès de la Fifa (…), la commission de discipline [de la Fifa] a estimé que la Fédération israélienne de football avait commis plusieurs violations de ses obligations à titre d’association membre de la Fifa”. Dans un communiqué de presse publié jeudi 19 mars(Nouvelle fenêtre), l’instance dirigeante du football mondial a annoncé sa décision d’infliger une amende de 150 000 francs suisses (165 000 euros) à la Fédération israélienne de football, en plus de la notifier d’une “mise en garde” et de l’obliger à “mettre en oeuvre un plan de prévention”.

Il s’agit de la conclusion d’une enquête, qui avait été ouverte pour des “incidents à caractère discriminatoire soulevés par la Fédération palestinienne de football”. La commission d’enquête de la Fifa a relevé des infractions aux articles 13 (comportement offensant et violation des principes du fair-play) et 15 (discrimination et incident à caractère raciste) de son code disciplinaire.
La Fifa affirme ne pas être “indifférente au contexte humain”

Aucune sanction sportive n’a été prononcée. La sélection nationale israélienne, qui joue un match amical contre la Géorgie jeudi prochain, n’est exclue d’aucune compétition internationale. La Fifa oblige cependant la Fédération israélienne à “déployer, lors de ses trois prochains matches à domicile dans une compétition internationale A de la Fifa, une banderole d’une taille significative et très visible portant les mots ‘Football Unites the World – No to Discrimination'”.

La Fifa a déclaré que la Fédération israélienne de football avait été notifiée ce jeudi de cette décision et rappelle qu’elle “en droit d’interjeter appel auprès de la commission de recours”. Sa commission de discipline écrit par ailleurs qu’elle “ne peut rester indifférente au contexte humain plus large dans lequel le football est pratiqué. Le sport doit rester une plateforme pour la paix, le dialogue et le respect mutuel. Sa portée mondiale et son pouvoir unificateur impliquent la responsabilité de défendre les valeurs que sont la dignité, l’égalité et l’humanité, en particulier dans des périodes de conflits et divisions”.

21/03/2026 – Source