De l’ADN de mammouth retrouvé dans des excréments au Canada

Une étude publiée le mardi 9 juin rapporte la découverte par des scientifiques d’une importante réserve d’ADN ancien provenant d’animaux, parmi lesquels figure celui des mammouths laineux désormais éteints, dans des excréments d’écureuils préservés dans le pergélisol canadien. L’ADN ancien, préservé dans des terriers hermétiquement scellés, a une antiquité comprise entre 700 000 et 3 000 ans, fournissant ainsi une perspective rare sur l’évolution à travers les millénaires dans le Yukon, une vaste région sauvage du nord-ouest du Canada. En plus de l’ADN des mammouths laineux, les scientifiques ont identifié des séquences génétiques issues de loups, de bisons, de chevaux, d’un guépard et de plusieurs centaines de végétaux.
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Selon Tyler Murchie, chercheur en paléogénomique à l’université McMaster (Canada) et principal auteur de l’étude publiée dans Nature, l’analyse des excréments d’écureuil peut sembler moins captivante que la découverte d’une défense de mammouth. Cependant, l’abondance impressionnante d’informations qu’ils renferment suggère que les matières fécales représentent un moyen sous-estimé d’approfondir notre compréhension du lointain passé de notre planète, affirme-t-il.
Les spermophiles arctiques, qui sont des rongeurs terrestres, ne sont actifs que pendant une période de quatre mois par an, passant le reste de l’année en hibernation. Durant cette brève phase d’éveil, le chercheur explique que les individus doivent s’alimenter de manière variée et consommer autant que possible. Les écureuils stockent leurs terriers avec des noix, des graines, des feuilles, des os, de la fourrure et divers autres objets qu’ils collectent. Au fil du temps, l’élévation du pergélisol, une couche de sol constamment gelée, a irrémédiablement obstrué certains terriers, formant ainsi une capsule temporelle parfaitement préservée. Les chercheurs ont mis au jour un petit spécimen de spermophile « adorable » parfaitement préservé par la congélation.
Les chercheurs ont reconstitué 18 génomes mitochondriaux, dont ceux de six mammouths laineux ayant vécu à des périodes distinctes. Il s’agit de génomes maternels uniparentaux, ce qui facilite le suivi des lignées ancestrales. Il s’agit de l’assemblage informatique de fragments d’ADN, tel un puzzle, à l’aide d’ordinateurs.
(Article reformulé à l’aide d’IA)
