Le niveau d’orthographe de plus en plus inquiétant chez les élèves

Les élèves de première vont affronter le redouté jour J en passant, à partir du jeudi 11 juin à 8 heures, l’épreuve anticipée de français. Pour le baccalauréat de l’année 2026, le ministre de l’Éducation nationale a souhaité accorder une importance particulière à l’orthographe et à la grammaire, évaluées et prises en compte dans la notation, indépendamment de la discipline concernée. Une volonté réellement exprimée, alors que le niveau global des élèves en rédaction et en écriture diminue d’année en année, suscitant ainsi des inquiétudes au sein des établissements d’enseignement supérieur.
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Kim et Aleaan ne maîtrisent pas parfaitement l’orthographe. Leur niveau dans ce domaine n’est pas très élevé. Les adolescents admettent ne plus accorder d’importance à l’orthographe lorsqu’ils sont au lycée. Ces deux lycéens prétendent maîtriser les règles fondamentales de l’écriture correcte, cependant, ils estiment que ces règles ne revêtent plus une importance significative de nos jours, car, selon eux, personne ne les applique réellement. Kim affirme que la majorité de ses enseignants ne corrigent plus systématiquement les erreurs dans ses évaluations, ce qui ne la motive pas à être plus attentive. Néanmoins, la jeune femme est consciente que ses faiblesses pourraient nuire à la réalisation de ses projets académiques.
Dans l’enseignement supérieur, les formations sont confrontées à des groupes d’étudiants présentant des niveaux d’orthographe très variables. On pourrait qualifier cette situation d’effondrement. « Depuis trois à quatre ans, on observe un net déclin du niveau en orthographe », observe Alain Joyeux, président de l’association des enseignants des classes préparatoires économiques et sociales. « Parmi les étudiants que nous accueillons, tous ont obtenu des mentions ‘bien’ et « très bien » au baccalauréat, pourtant ils commettent de 40 à 60 fautes d’orthographe dans leurs copies. » Il est fréquent de constater des erreurs élémentaires concernant la conjugaison des verbes en « er » et la formation du participe passé en « é », ainsi que l’orthographe du « a » avec ou sans accent.
Pour la première fois dans sa carrière, cet enseignant a décidé d’administrer une dictée à ses étudiants en classe préparatoire, qui sont par ailleurs de bons élèves, afin de les confronter à leurs multiples erreurs. Selon lui, les jeunes sont désormais habitués à une tolérance accrue, voire à une absence de sanctions, concernant l’orthographe. Alain Joyeux explique : « Je ne remets pas en question les capacités intellectuelles des étudiants – qui ne sont pas moindres qu’auparavant – ni même celles de mes collègues du collège et du lycée. Simplement, je constate un relâchement dans les critères d’évaluation des examens tels que le brevet des collèges et le baccalauréat.» Bien que cette situation soit préoccupante, ce professeur reste optimiste en soulignant l’importance de rétablir la priorité de l’orthographe parmi les exigences imposées aux élèves.
C’est dans cette optique que les établissements d’enseignement supérieur s’efforcent de développer des solutions afin d’améliorer le niveau global. De nos jours, de plus en plus d’établissements d’enseignement supérieur exigent que leurs étudiants suivent des modules et passent des tests de compétence en français. La majorité de ces sessions de formation sont dispensées via des plateformes en ligne telles que « ecri+ » ou le « Projet Voltaire ».
Le “projet Voltaire” compte parmi sa clientèle 900 établissements d’enseignement supérieur, tels que l’Institut catholique de Paris. Lors de la prochaine rentrée, tous les nouveaux étudiants devront se soumettre à une certification. Selon Hortense de Chabot-Tramecourt, directrice des affaires académiques, ces étudiants suivront des heures d’entraînement et obtiendront des ECTS. Cela sera intégré dans des modules préexistants, vraisemblablement des modules de méthodologie. Selon moi, il s’agit d’une compétence fondamentale qu’il convient de réhabiliter. Les enseignants universitaires approuvent la directive du ministre de l’Éducation nationale demandant aux correcteurs du baccalauréat de prendre davantage en compte l’orthographe dans les copies cette année.
« Ce ne semble pas très étonnant que le français et son langage soient en baisse depuis quelques dizaines d’années. Lorsque l’on entend les professeurs du primaire comme ceux de l’université « manger » les syllabes des mots, il ne faut pas s’étonner que cela soit repris par leurs élèves. Parce qu’une mauvaise prononciation peut induire des fautes d’orthographe. Pour rappel, c’est en Afrique que le français est le mieux parlé. »
(Article reformulé à l’aide d’IA)
