La température et la monté des océans : “On imaginait cela pour 2040 ou 2050”
L’augmentation rapide de la température des océans avait été «imaginé pour 2040 ou 2050», confie le biologiste et océanographe Gilles Boeuf, ancien président du Muséum national d’histoire naturelle de Paris et invité sur franceinfo lundi 30 septembre, alors que le rythme de réchauffement des océans a presque doublé depuis 2005 selon un rapport de l’observatoire européen Copernicus publié lundi.
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Gilles Boeuf s’est vu remettre récemment une dorade coryphène «pêchée à Arcachon», alors que ce poisson vient «des Antilles». Dès qu’une masse d’eau est plus chaude, elle contient moins d’oxygène, détaille l’océanographe. Les poissons ont besoin d’oxygène pour vivre d’où leur déplacement.
«Une masse d’eau plus chaude prend plus de place», explique Gilles Boeuf, qui rappelle que comme l’eau chauffe, «les glaciers continentaux fondent». L’océan monte donc «beaucoup plus vite en ce moment qu’il ne l’a fait depuis les 4 000 ans passés».
L’évaporation est aussi plus forte lorsque l’océan chauffe, ce qui peut entraîner plus de tempête, d’ouragans et d’inondations. Enfin, alors que l’océan piège «de 25 à 35 % du CO2», les chercheurs se demandent aujourd’hui «s’il va pouvoir continuer», confie Gilles Boeuf.
