L’ANSM demande aux laboratoires de faciliter la détection des médicaments à risques de soumission chimique

L'ANSM demande aux laboratoires de faciliter la détection des médicaments à risques de soumission chimiqueL’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) appelle vendredi 20 décembre les laboratoires pharmaceutiques à faciliter la détection des médicaments à risque de soumissions chimiques.

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«Nous engageons un travail avec les laboratoires qui commercialisent des médicaments susceptibles d’être détournés à des fins de soumission chimiques», indique l’ANSM dans un communiqué, au lendemain du verdict du procès des viols de Mazan qui a révélé au grand public le fléau de la soumission chimique.

Pour l’ANSM, les laboratoires doivent travailler à rendre le détournement de l’usage de la substance plus difficile. Elle leur suggère de modifier l’aspect visuel de tels médicaments en ajoutant des colorants, un goût ou une odeur identifiable ou encore une texture inhabituelle pour permettre aux potentielles victimes de repérer un éventuel détournement.

L’ANSM entend trouver des solutions de «long terme» pour que les nouveaux traitements «intègrent d’emblée ces caractéristiques permettant de rendre leur détournement plus détectable».

Les résultats de la dernière enquête du Centre d’Évaluation et d’Information sur la Pharmacodépendance et d’Addictovigilance rapportent un total de 1 229 signalements de soumission chimique suspects en 2022, contre 727 en 2021 et 539 en 2020, soit une augmentation de 69 % par rapport à 2021.

L’Agence du médicament demande « aux laboratoires titulaires d’une autorisation de mise sur le marché» de mettre en place dès janvier 2025 des mesures pour « limiter le détournement» des médicaments à risque de soumission chimique.

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