La Suisse mal à l’aise avec sa commande passée d’avions F-35

Le gouvernement suisse n’avait pas anticipé que la question se poserait de nouveau en 2025, ni que Donald Trump bouleverserait les alliances stratégiques en place. Un récent sondage révèle que 81 % des Suisses ne souhaitent plus acquérir le F-35 et 98 % ne veulent plus dépendre des États-Unis pour leur sécurité.
Le parlementaire écologiste Fabien Fivaz a demandé au gouvernement d’évaluer le coût de l’annulation de la commande de 6 milliards de francs suisses. Il souligne que la Suisse a déjà versé plus de 600 millions de francs et continue de payer chaque année. Les premières livraisons de F-35 sont prévues pour 2027, ce qui laisse peu de temps pour prendre une décision.
Certains parlementaires, comme Thomas Hurter, estiment que la Suisse ne peut pas se permettre de revenir en arrière après avoir acheté le F-35. Selon lui, tous les avions de combat disponibles sont déjà pris ou commandés, ce qui mettrait en péril la sécurité du pays en cas de retrait.
Malgré les critiques, des experts militaires soulignent que même en optant pour un avion européen, celui-ci contiendrait des composants américains sauf le Rafale Français. De plus, il est peu probable que les autorités suisses entrent en conflit avec Donald Trump sur cette question, notamment en raison des emplois et des opportunités économiques liés à l’assemblage de quatre chasseurs en Suisse.
