Une opération policière contre des “mini-portables” dans les prisons

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Cette opération cible également une société située en région parisienne et soupçonnée d’être responsable de la vente de plusieurs milliers de ces téléphones miniatures, de la taille d’un briquet, qui ne peuvent pas être détectés par les portiques de sécurité et les détecteurs de métaux. Ces produits étaient régulièrement exposés sur les réseaux sociaux par l’entreprise, à l’aide de photos prises par les prisonniers eux-mêmes. Sa plateforme en ligne a été fermée ce matin.
Cette nouvelle enquête, dirigée par la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco) du parquet de Paris, rassemble des enquêteurs de la police judiciaire parisienne (brigade de lutte contre la cybercriminalité) et de gendarmes (unité nationale cyber). Selon le ministre de la Justice Gérald Darmanin, plus de 40 000 téléphones portables ont été confisqués dans les prisons françaises en 2024.
Le coordinateur de « Prison Break » et procureur adjoint Éric Serfass veut « mettre un coup de pied dans la fourmilière». Le chef de la Junalco (juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée) dénonce, mardi 20 mai, sur franceinfo un « système de distribution de téléphones qui passent les portiques».
Mardi, plusieurs centaines de mini-téléphones ont été saisis. « Un tout petit objet, très léger», précise Éric Serfass, indétectable par les portiques de sécurité à l’entrée des prisons. « Une fraude qui est potentiellement très importante, depuis plusieurs années», ajoute le procureur adjoint. Des centaines de cellules au sein de 70 établissements pénitentiaires ont été fouillées.
