Une organisation sollicite la Cour pénale internationale pour enquêter sur la spoliation ukrainienne par la Russie

Une organisation sollicite la Cour pénale internationale pour enquêter sur la spoliation ukrainienne par la Russie
L’association française « Pour l’Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !» a sollicité la Cour pénale internationale pour qu’elle enquête sur la spoliation des biens culturels ukrainiens, selon un rapport de la rédaction internationale de Radio France daté du 11 juillet. L’association dénonce une « politique systématique de destruction, d’appropriation et d’exportation illicite» du patrimoine culturel et historique de l’Ukraine par la Russie.

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Les autorités russes ont mis en place un cadre législatif permettant l’incorporation de 77 musées ukrainiens et de leur contenu dans le catalogue national russe. Emmanuel Daoud, avocat de l’association et expert en droit pénal international, souligne que cette démarche vise à s’approprier le patrimoine culturel ukrainien pour le réécrire dans le cadre d’une nouvelle histoire russe, qualifiant cela de « crime de guerre».

L’Unesco a récemment réalisé une «évaluation préliminaire des dégâts» infligés aux biens culturels, croisant les incidents rapportés avec des sources fiables. Fin juin, l’organisation a confirmé que 501 sites avaient été endommagés depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 24 février 2022. Parmi ces sites, on compte 151 édifices religieux, 34 musées, 262 bâtiments historiques ou bien artistiques, 33 monuments, 18 bibliothèques, une archive et deux sites archéologiques.

Des précédents historiques, tels que la destruction des mausolées de Tombouctou par des jihadistes au Mali en 2012 ou la démolition des bouddhas de Bâmiyân par les talibans en Afghanistan en 2001, illustrent des mécanismes similaires. Emmanuel Daoud dénonce une ampleur inédite de ces actions, impliquant toutes les strates de l’État russe.

En mars 2023, la Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine, déjà poursuivi pour un crime de guerre lié à la « déportation illégale » d’enfants ukrainiens vers la Russie. Le gouvernement russe est accusé d’avoir enlevé des centaines de milliers d’enfants pour les assimiler de force, en les coupant de leur langue et de leur identité ukrainienne.

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