Les décès viennent de dépasser les naissances en France

Les décès viennent de dépasser les naissances en France
Pour la première fois depuis 1945, le total des décès sur une période de douze mois a surpassé celui des naissances en France, d’après les données publiées par l’Insee et consultées par l’Agence Radio France, mercredi 23 juillet. Selon ces statistiques, on a enregistré 651 000 décès et 650 000 naissances entre le premier juin 2024 et le 31 mai de l’année suivante, 2025. Pour la première fois en 80 ans, il y a donc une diminution du solde démographique (-1 000).

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« C’est une première de se tourner vers l’aspect négatif », souligne Julien Damon, démographe et ancien directeur des études à la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), dans un commentaire à l’Agence Radio France. « Il y a une accélération de la transformation démographique, ajoute-t-il. » L’Insee avait prévu cette transition pour 2035, donc nous avons progressé de dix ans. Cela indiquant l’ampleur significative de la baisse de la fécondité. Depuis plusieurs années déjà, la France hexagonale faisait face à un solde négatif des naissances par rapport aux décès. « La transformation signifie que, désormais, cela englobe l’ensemble de la France, y compris les territoires d’Outre-mer », déclare Julien Damon.

Faut-il s’inquiéter de ce solde démographique négatif ? « Oui », répond le démographe, notant néanmoins que « la majorité des pays de l’Union européenne se trouvent dans cette position depuis longtemps ». Selon Julien Damon, « la France subit une transformation démographique », soulignant que « l’intégralité de nos équilibres sociaux risque de se voir progressivement perturbée ».

D’après les statistiques de l’Insee, les femmes mettent au monde leur premier enfant en moyenne à 29 ans, soit cinq ans plus tard qu’en 1974. Cette donnée confirme une tendance que l’on a observée depuis la fin des années 1970 en France et dans l’Union européenne. « La diminution est constante et particulièrement marquée depuis 2022 » et « on enregistre une perte moyenne de 30 000 naissances chaque année », avait déclaré la ministre du Travail et de la Santé, Catherine Vautrin, dans Femme actuelle au début de juin.

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