Le comité pour Adama Traoré accusé d’avoir couvert les actes de violences physiques

Le comité pour Adama Traoré accusé d’avoir couvert les actes de violences physiquesDans un long article du site d’informations « Mediapart » publié lundi 25 juillet, le comité Vérité et justice pour Adama Traoré est accusé d’avoir mollement condamné puis réhabilité un de ses membres, Samir Elyes, accusé par des militantes de violence et de menaces physiques.

Emmené par Assa Traoré, sœur du défunt Adama Traoré décédé lors d’une intervention de gendarmerie en juillet 2016, le collectif, qui a toujours lutté pour une « alliance des luttes » féministes et antiracistes, est accusé d’avoir couvert les violences d’un de ses membres sur plusieurs autres militantes. Ce membre, Samir Elyes, est accusé d’avoir frappé plusieurs femmes au sein de Vérité et justice pour Adama, puis d’avoir été couvert par le comité.

Le lendemain de l’agression présumée, Samir Elyes envoie une série de textos d’excuses à Massica, se décrivant comme « écœuré et minable » et souhaitant « raconter à Assa Traoré ce qu’il s’est passé, pour le comité et par honnêteté ». La jeune femme, elle, raconte s’être parallèlement rapprochée, le 20 avril, de Youcef Brakni, un autre membre du comité, pour lui expliquer que Samir « en est venu aux mains ». Prise très au sérieux, l’agression présumée de Marissa aurait entraîné la suspension de Samir par les différents collectifs dans lesquels il milite, « qui ont automatiquement condamné l’acte et ont décidé de le mettre à l’écart ». « J’allais de moins en moins à Beaumont-sur-Oise », explique Massica à « Mediapart ».

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Trois mois après les faits décrits et la suspension du militant, « à l’occasion d’un événement public, on demande à Samir Elyes de prendre la parole, ainsi son retour a été décidé », décrit la jeune femme dans son billet. Interrogée par « Mediapart » à ce sujet, Assa Traoré assure que le retour de Samir Elyes en juillet, à l’occasion d’une marche et d’un discours, avait été décidé « à la demande de famille, car il était là dans les premiers instants après la mort de mon frère ». « Il est juste revenu à la marche, mais pas au comité, qu’il n’a plus intégré », précise-t-elle. Quant à lui, Samir Elyes explique s’être « vraiment éloigné du comité depuis 2019 ». Sa présence est pourtant attestée par de nombreux clichés lors d’événements en 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022.

Autre accusatrice à se livrer à « Mediapart », une autre femme explique avoir rencontré Samir Elyes en 2014 et avoir « entretenu une relation affective avec lui quelques mois » au sein de l’association Quartiers libres. Un autre jour de 2014 où, lors d’un trajet en voiture sur le périphérique, pendant lequel Samir aurait « ouvert la portière alors qu’il roulait » et « commencé à pousser pour éjecter de la voiture en hurlant ». Par méfiance à l’égard de la police et de la justice, elle décide de ne pas porter plainte – et même de taire son histoire au sein de l’association – et s’éloigne de Samir. Mais l’organisation aurait décidé de refuser de soutenir la jeune femme, selon cette dernière ainsi que d’autres membres de cette organisation aujourd’hui disparue.

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