Guerre au Moyen-Orient : une note de la CIA contredit Donald Trump

Selon une note confidentielle de la CIA révélée par le Washington Post, le régime iranien pourrait maintenir sa résistance face au blocus naval américain pendant une période supplémentaire de trois à quatre mois. De plus, Téhéran aurait conservé environ 70 % de ses missiles par rapport à ses stocks d’avant-guerre. Ces informations contredisent les déclarations de Donald Trump concernant l’Iran et ses capacités militaires.
Trois responsables américains ont validé ce rapport des services de renseignement, indiquant que malgré une série de bombardements intensifs sur plusieurs semaines, Téhéran a maintenu des capacités significatives en matière de missiles balistiques.
À consulter aussi >> Plusieurs pays ne diffuseront pas le concours de l’Eurovision
Avant le déclenchement de la guerre, le stock d’armes était évalué à 2 500 engins, dont une proportion a été employée pour exécuter des attaques de représailles contre les alliés des États-Unis dans la région du Golfe et contre des installations militaires américaines.
D’après une source mentionnée dans le rapport confidentiel de la CIA, des éléments indiquent que le gouvernement a réactivé la majorité de ses sites de stockage souterrains et qu’il procède à l’assemblage de nouveaux missiles. La fabrication de missiles balistiques aurait même été intensifiée.
Au début du mois d’avril, les services de renseignement américains ont estimé que plus de la moitié des lanceurs de missiles iraniens étaient toujours opérationnels, et que l’Iran possédait des milliers de drones d’attaque. Ainsi, son arsenal n’aurait pas été complètement anéanti, contrairement à ce qu’affirme le président américain.
Sur le plan économique également, l’Iran démontre une certaine résilience, malgré les obstacles posés par le blocus du détroit d’Ormuz qui entravent sa capacité à générer des revenus significatifs. Selon les évaluations de la CIA, Téhéran est capable de résister à un blocus américain pendant au moins trois mois, voire davantage. Le Washington Post fait référence à une source anonyme selon laquelle « l’état économique de l’Iran n’est pas aussi désastreux que certains le prétendent ».
En réalité, ses champs pétroliers fonctionnent à un rythme réduit, mais restent opérationnels afin de maintenir une production minimale. Téhéran opterait pour le stockage d’une partie de son pétrole sur des navires-citerne, tandis que les Iraniens pourraient initier le transport de pétrole par voie terrestre et ferroviaire à travers l’Asie centrale. Cela ne compenserait pas entièrement le volume de marchandises transporté par voie maritime, cependant, cela constituerait un soutien économique significatif pour la République islamique.

