Les Islandais, lors du référendum, ont voté NON à l’adhésion à l’Union européenne

Les Islandais, lors du référendum, ont voté NON à l'adhésion à l’Union européenne
Drapeau Islandais

Le dimanche 30 août, lors du référendum, les citoyens islandais ont rejeté la proposition de relancer immédiatement les négociations avec l’Union européenne en votant “ekki”, qui signifie « non » en islandais. Il s’agissait donc non pas d’un vote concernant une adhésion à l’Europe, mais portant sur la reprise des discussions. Ce “ekki” va bloquer toute négociation jusqu’en 2028. La cheffe du gouvernement islandais a confirmé cette position en précisant que son administration n’entreprendrait « aucune démarche en direction de l’Europe » jusqu’à la fin de son mandat.

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Cette décision concerne un pays de 400 000 habitants bénéficiant d’un statut particulier. L’Islande a entamé le processus d’adhésion à l’Union européenne en 2009, l’a interrompu en 2013, puis a repris les négociations par la suite. Parallèlement, le pays est déjà intégré à l’Espace économique européen et fait partie de l’espace Schengen, favorisant ainsi la mobilité des individus. Par conséquent, les Islandais ont déjà une présence en Europe, bien qu’ils ne soient pas membres. L’erreur a peut-être été d’avoir donné trop d’avantages à l’Islande sans qu’elle soit adhérente à l’Union européenne !

Les causes du phénomène “ekki” sont variées. Jusqu’à la fin de la campagne, le non et le oui sont demeurés étroitement liés, avec deux camps clairement identifiables géographiquement dans le pays : d’une part, la campagne qui vote “ekki”, et d’autre part, la capitale Reykjavik qui affiche un positionnement pro-européen en faveur du “ja”, c’est-à-dire du « oui ». Les Islandais sont déjà intégrés en Europe et ne percevaient pas nécessairement l’avantage d’approfondir cette intégration. Cela se manifeste particulièrement dans le domaine de la pêche, où il y a des inquiétudes concernant la possible perte de souveraineté de l’Islande dans ce secteur, étant donné que la pêche représente 40 % de ses exportations.

Comme c’est fréquemment le cas lors d’un référendum, les électeurs ont également introduit des considérations de politique intérieure dans le débat. La division au sein de la coalition au pouvoir a potentiellement influencé les quelques pourcentages qui ont empêché le « oui » de remporter la victoire. Ainsi, le résultat étroit soulève des interrogations chez les Européens concernant l’attrait de leur Union.

L’avancement et la tenue actuelle de ce référendum peuvent être attribués en partie aux menaces proférées par Donald Trump, visant à acquérir le Groenland voisin. Cependant, bien que Donald Trump puisse susciter de l’appréhension, l’Europe, quant à elle, ne garantit pas nécessairement la sécurité. Bruxelles a clairement affirmé son engagement à respecter entièrement la décision démocratique des électeurs islandais et a exprimé sa volonté de poursuivre sa collaboration avec l’Islande.

Cependant, il s’agit également d’un avertissement. Certains députés soulignent que l’attrait de l’Europe s’est estompé. L’Union européenne n’a pas réussi à susciter l’intérêt de l’Islande envers ses ressources et ses atouts. Le pays jouit d’un niveau de vie élevé et se trouve principalement dans une région qui est en passe de devenir stratégique dans les années à venir : le Grand Nord, une zone d’intérêt pour les Américains, les Russes, les Chinois et les Européens.


(Article reformulé à l’aide de l’IA)

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