Les adolescents américains se montrent sceptiques à l’égard des restrictions imposées par Meta, ce qui peut paraître assez extrême

Les adolescents américains se montrent sceptiques à l'égard des restrictions imposées par Meta, ce qui peut paraître assez extrême
Cela représente une innovation majeure dans le domaine des réseaux sociaux. La société technologique Meta a convenu de conclure un accord le mercredi 26 août afin d’améliorer la protection des mineurs sur les plateformes Instagram et Facebook. Le groupe était accusé de promouvoir la dépendance des adolescents à ses applications. Afin de mettre un terme aux actions en justice engagées par de nombreux États américains, Meta s’est engagé à verser au moins 12 milliards de dollars et à mettre en place de nouvelles mesures à l’échelle nationale. Les adolescents âgés de 13 à 17 ans seront restreints à une utilisation maximale de deux heures par jour sur les plateformes Instagram et Facebook combinées. L’accès sera restreint pendant la nuit, de minuit à 6 heures, et les notifications seront désactivées pendant les heures de classe.

Emma a réagi, à la sortie de son lycée dans le Maryland, en exprimant sa compréhension des règles visant à restreindre l’utilisation pour les mineurs, tout en notant que cela pourrait sembler excessif. Elle explique qu’elle utilise Instagram quotidiennement, ce qui représentera un changement majeur pour elle, et qu’il lui sera difficile de s’y habituer.

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Selon Reeda, un autre adolescent de l’établissement, de nombreux jeunes trouvent du divertissement la nuit en utilisant les réseaux sociaux. Il estime que ces nouvelles mesures auront des conséquences très préjudiciables sur la vie nocturne des adolescents, car ils s’amusent beaucoup avec cette activité.

En revanche, Anthony admet rencontrer parfois des obstacles lorsqu’il s’agit de se déconnecter d’Instagram. « Il m’est même arrivé de désinstaller l’application, donc je considère que c’est une mesure extrêmement bénéfique. » Cela contribuera à l’épanouissement à long terme des jeunes, en favorisant leur concentration accrue dans le cadre scolaire”, reconnaît ce jeune Américain.

Il est possible que TikTok, Snapchat ou YouTube soient les prochaines plateformes à devoir mettre en œuvre ces mesures. Cet accord accepté par Meta constitue indubitablement un avertissement pour l’entreprise, étant donné qu’elle est également sous le coup de poursuites judiciaires.

Bruxelles souhaite obtenir des garanties équivalentes de part et d’autre de l’Atlantique. Suite à l’accord conclu par Meta aux États-Unis visant à atténuer l’impact de Facebook et Instagram sur les adolescents, la Commission européenne a exigé, le jeudi 27 août, que le géant américain prenne des engagements similaires au sein de l’Union européenne. Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne pour le numérique, a souligné l’importance d’une gestion appropriée du temps d’exposition aux écrans et d’un contrôle parental adéquat sur ces plateformes. Il a également souligné que l’initiative de proposer ces engagements au niveau de l’Union européenne revenait désormais à l’entreprise, dans le but de protéger la jeunesse européenne.

Mercredi, Meta a convenu de verser une somme pouvant atteindre 17 milliards de dollars et de limiter certaines fonctionnalités d’Instagram et de Facebook destinées aux adolescents dans une cinquantaine d’États et territoires américains. Depuis mai 2024, le groupe est l’objet d’une enquête de Bruxelles au sein de l’Union européenne, qui lui reproche notamment de ne pas restreindre de manière adéquate les mécanismes susceptibles de contribuer à l’addiction des mineurs. Thomas Regnier a souligné que la responsabilité incombe à Meta.

(Article reformule a l’aide de d’IA)

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