Le remboursement de certains soins devrait être entièrement délégué aux mutuelles

Les remboursements liés aux équipements optiques et aux prothèses auditives, aux transports sanitaires, voire même aux indemnités des premiers jours d’arrêt de travail… Selon un rapport commandé par le gouvernement, il est suggéré que certaines dépenses de santé soient prises en charge exclusivement par les organismes complémentaires de santé, sans intervention de l’Assurance maladie. Ce rapport, remis au gouvernement le mercredi 23 septembre, souligne que des transferts de responsabilités spécifiques vers les complémentaires santé, qui contribuent déjà à hauteur de 13 % aux dépenses de santé, pourraient contribuer à clarifier les rôles et les responsabilités des différents acteurs impliqués dans le remboursement des soins.
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Cette étude, rédigée par Elisabeth Hubert, une ancienne ministre de la Santé, Nicolas Bouzou, un économiste, Stéphane Junique, le président du groupe mutualiste VYV, et Franck Von Lennep, un ancien directeur de la Sécurité sociale, avait été sollicitée en février par les autorités, suite à des réductions supplémentaires des remboursements de l’Assurance maladie et à des augmentations de cotisations des mutuelles. Selon la proposition de répartition des rôles avancée par les quatre experts, les mutuelles assumeraient la pleine responsabilité du remboursement des frais liés à l’optique et à l’audioprothèse, secteurs pour lesquels elles financent déjà respectivement 68,2 % et 50,6 % des dépenses.
Elles assumeraient également la pleine responsabilité du remboursement des transports médicaux non urgents, en commençant par les transports planifiés ponctuels, puis en incluant les transports pour les séances répétitives et les transports des patients dialysés. De manière encore plus novatrice, il est envisagé que les complémentaires santé prennent en charge le versement des indemnités journalières pour les premiers jours d’arrêt maladie. Un tel transfert devrait inciter les entreprises, qui financent les cotisations des régimes complémentaires en collaboration avec les salariés, à renforcer leurs actions en termes de « prévention et de gestion de l’absentéisme », comme le soulignent les rédacteurs du rapport.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
