La moutarde made in France progresse

La moutarde made in France progresseEn période de pénurie, les atouts du made in France ne sont plus à prouver. La fabrication, mais surtout l’approvisionnement local ont ainsi permis à la marque de vinaigre et de moutardes Martin-Pouret de prendre une nouvelle dimension.

Durant les six premiers mois de l’année, l’entreprise de l’agglomération orléanaise a pu vendre autant de pots de moutarde, environ 220 000, que durant toute l’année 2021. Et table en 2022 sur un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros, le double de celui de 2019, année d’avant la Covid, mais également celle où Paul-Olivier Claudepierre et David Matheron ont repris cette entreprise familiale fondée en 1797.

L’équivalent de quatre à six mois de commandes a été enregistré pour la seule période de mai et juin. Avec une impossibilité à répondre à toutes les demandes, malgré l’accélération de la production et la nécessité d’allouer les stocks au plus juste.

La cadence se maintient. Les premières graines de 2022 ont été broyées à la meule de pierre dès fin juin. La très bonne récolte de cet été va contribuer à maintenir le rythme jusqu’à la fin de l’année.

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Bien connue localement, la marque, spécialiste au départ du vinaigre, a accru sa notoriété sur le plan national. Si elle a conscience que le retour en masse dans les rayons des moutardes à base de matière première canadienne, prévu plutôt fin 2022- début 2023, devrait faire reculer la demande de 20 à 30 % par rapport à ce qu’elle est actuellement, elle espère bien conserver les fruits de l’avance prise. Et en faire bénéficier tous ses produits.

« Notre objectif est de remettre le vinaigre de vin sur les tables », ajoute David Matheron. Le vinaigre balsamique italien a, en effet, gagné beaucoup de terrain lors dernières années dans les cuisines françaises.

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