La ville de Paris est contre la légalisation des “dark stores”

La ville de Paris est contre la légalisation des “dark stores”

Les «dark stores» – «supérettes de l’ombre» en français – ce sont un peu les bases arrière de ces sociétés de livraison de courses. Vous avez peut-être déjà croisé ces livreurs nouvelle génération, qui s’appellent Gorillas, Flink, ou Getir. Les deux premiers sont allemands, le troisième est turc..

On les trouve à la fois à Paris et sa proche banlieue – qui en compte une centaine – et à Lille, Lyon, Bordeaux ou encore Marseille.

Ce qui inquiète Paris, c’est un projet d’arrêté, émanant du ministère de la Transition écologique, et qui pourrait pérenniser ces «dark stores». Depuis plusieurs mois, Paris mène une véritable croisade contre le développement de ces locaux qu’elle considère comme des entrepôts, et non des commerces.

La ville accuse les acteurs du secteur de ne pas demander de changement de destination de leurs «dark stores» quand il s’agit d’anciens locaux commerciaux, conformément au Code de l’urbanisme.

Pour leur défense, Gorillas et ses concurrents affirment qu’ils font aussi travailler des artisans locaux, et que leurs livraisons se font bien souvent à vélo, et non en camionnette, comme c’est encore le cas pour les livraisons de courses traditionnelles.

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La Ville de Paris en a bien fait fermer une dizaine jusqu’ici, elle verbalise aussi les opérateurs pris en faute, mais sans grand résultat jusqu’ici. La Ville de Lyon, elle aussi vent debout contre les «dark stores», a les mêmes difficultés.

Finalement, c’est peut-être le marché qui de lui même fera le tri, comme bien souvent. Un marché déjà saturé, où il faut rester rentable, et qui commence à se concentrer : depuis le début de l’année, Gorillas s’est offert Frichti, et Flink a avalé Cajoo, son concurrent français. Aux États-Unis, la concentration est déjà bien engagée. Dans une ville comme New York, près de la moitié des acteurs du secteur avaient déjà fait faillite avant l’été.

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