Poussins étouffés et broyés dans une vis sans fin

Poussins étouffés et broyés dans une vis sans finPoussins étouffés et broyés dans une vis sans fin. L’audience de ce mercredi à laquelle le tribunal correctionnel de Brest aura consacré cinq heures, accordant une grande place aux débats.

Les charges retenues contre le couvoir et son dirigeant concernent les mauvais traitements envers un animal placé sous sa garde (mais également d’autres infractions comme certains défauts d’agrément ou d’autorisation, ainsi qu’une gestion irrégulière de cadavres et déchets).

Ce procès fait suite à une vidéo et un témoignage, révélés par L214 en novembre 2014, montrant la tuerie routinière dans ce couvoir de milliers de poussins, jetés vivants dans une vis sans fin ou étouffés dans des sacs-poubelle.

L’enquête judiciaire déclenchée par la vidéo et la plainte de L214 avait conduit la brigade nationale d’enquête vétérinaire et phytosanitaire à se pencher sur les pratiques de ce couvoir.

Précisons que le broyage des poussins constitue une méthode autorisée par la réglementation – de fait, elle n’a pas fait l’objet de charges envers le couvoir dans ce procès. Cette pratique est commune à la plupart des couvoirs en France (le gazage au CO₂ est aussi possible), quelle que soit la filière qu’ils approvisionnent : standard, label ou bio.

Les poussins vivants passaient donc directement à l’étape suivante : jetés dans un tuyau où tourne une vis sans fin, dans laquelle ils agonisaient longuement.

Les réquisitions du ministère public se montrent conformes aux exigences minimales de la réglementation – une réglementation bien loin de proscrire toutes les pratiques cruelles, mais qui pose tout de même quelques limites à ce qu’il est permis d’infliger aux animaux.

Le substitut du procureur a requis une peine de 30 000 euros (dont 15 000 avec sursis) et 5 000 euros d’amende pour le couvoir, ainsi que 6 mois avec sursis pour le président de l’établissement.

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