«C’est bien pire que prévue» concernant la réforme de l’assurance chômage

Selon l’organisme, 1,7 million de personnes seront touchées par la seconde partie de la réforme de l’assurance chômage. «La seule étude des conséquences de la réforme amendée, c’est celle-ci et elle prouve que la situation est pire que ce qu’on craignait», s’inquiète le représentant de la CGT au bureau de l’Unédic, Denis Gravouil.

Le versement de l’allocation amoindrie sera toutefois rallongé de onze à quatorze mois, mais les fins de mois s’annoncent difficiles pour ces allocataires lésés par la réforme. Selon l’étude d’impact, cet outil ne permettrait de limiter la baisse que d’un tiers des personnes concernées, et près de 400 000 personnes verront tout de même leur salaire journalier de référence réduit dans une fourchette de 40 % à 43 %.

Par exemple, une femme qui aurait eu un premier contrat de travail de deux mois, avant une période sans emploi de douze mois suivi d’un nouveau contrat d’un an, touchera un peu moins de 458 euros pendant vingt-et-un mois si elle prend un congé maternité suivi d’un arrêt maladie de six mois au total. Auparavant, elle aurait bénéficié d’une allocation de 654 euros, voire de 930 euros pendant douze mois dans l’ancien régime.

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Dans son étude, l’Unédic atteste que 190 000 personnes verront l’ouverture de leurs droits retardée d’un an ou plus, et 285 000 de moins d’un an avec un retard moyen de cinq mois.

La dégressivité à partir du neuvième mois d’indemnisation, doublée d’une application au septième mois si «retour à meilleure» fortune, aura également de lourds effets. Alors que les suppressions de postes se multiplient un peu partout, le directeur du département analyse et prévision de l’OFCE assure que c’est un leurre : «Il s’agit d’un argument de surface pour le gouvernement qui s’était engagé à faire une réforme “sociale” qu’elle en soi les conséquences peut-ajouter.

Déterminés à saisir à nouveau le Conseil d’État, tous les syndicats continuent à militer pour le retrait pur de la réforme de l’assurance chômage. Si le ministère du Travail persiste, de son côté à la mettre en place, ses opposants se mobiliseront le 23 avril lors d’une journée nationale de manifestation.



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